Jeudi 9 novembre 2006
Article intercalé

La Corée du Nord ? Non. L'Iran ? Non. La France, tout bêtement. En effet, la Chiraquie a procédé à un tir nucléaire avec un missile à longue portée M51 au CELM (Centre d'Essais et de Lancement de Missiles) à Biscarrosse dans les Landes. Ces missiles, fabriqués par EADS, sont prévus pour équiper nos sous-marins nucléaires. En fait, la France procède à au moins 600 tirs par an. Environ 600 tirs sont effectués par an sans parler des essais souterrains dans des mines désaffectées à plus de 1000 mètres de profondeur ce qui a d'ailleurs provoqué quelques petits séismes.

Essais nucléaires souterrains en France

Durant l'été 2000, un directeur du centre nucléaire de Marcoule a confié devant des témoins que la France «se livrerait sur son propre territoire à des expérimentations nucléaires souterraines, les ingénieurs militaires ayant trouvé le moyen d'atténuer le signal des explosions au point que celui-ci puisse se perdre dans le bruit de fond de la sismicité terrestre.» Les essais nucléaires (aériens et souterrains) à Mururoa ont (officiellement) été arrêtés en 1996.

Une enquête menée par J.-P. Petit conclut que «ce serait possible en faisant détoner des charges à grande profondeur, dans des mines désaffectées.» D'après le professeur Louis David, ancien président de la société géologique de France, «il faudrait opérer dans une mine de lignite, celle-ci absorbant bien les ondes sonores. Ainsi ne seraient perceptibles en surface que les basses fréquences et les infrasons.»

Depuis les années 1990, "de mystérieuses vibrations" sont perçues par les habitants vivant à proximité de la mine de lignite de Gardanne, près de Marseille. Selon les déclarations "officielles", il s'agit des "effondrements de galeries". Mais selon le professeur David, l'explication ne tient pas, "ces vibrations ne pouvant être perçues que par un témoin situé directement au dessus". Un journaliste de Radio France Internationale, Jean-Yves Casgha, relate le témoignage d'une habitante de Gardanne: Le CEA a effectué des enregistrements de radioactivité pour «rechercher des fuites de radon». Ceci est impossible sur le plan géologique: Le terrain date de l'ère secondaire, il est trop récent pour que se manifeste la moindre radioactivité. Le CEA réagit et répond à Jean-Yves Casgah «qu'il s'agit de mesures effectuées ici et là, au hasard, dans le territoire français.» C'est, vous l'admettrez, un peu du "n'importe quoi"...

Un sismologue (???) fait état d'un suivi sismographique sur plus de 10 ans: Plus de vingt secousses, dont les épicentres ont été déterminés avec une précision de 100 mètres, se sont produites dans la mine de Gardanne, à la même profondeur (1 000 mètres) et ont tous la même magnitude absolue (3). L'explication ne teint pas: Il est impossible que dans une même région se produisent des séismes à la même profondeur et à la même magnitude.

J.-P. Petit relate les faits sur son site internet. Antoine Giudicelli, impliqué, porte plainte en correctionnel pour diffamation, prétendant n'avoir jamais tenu ces propos. J.-P. Petit a deux témoins dont un ancien pilote de Concorde, André-Jacques Holbecq. Antoine Giudicelli modifie alors son témoignage. D'abord, il prétend être astreint au secret défense "niveau Vulcain" (le plus haut en France), puis il tente d'évoquer des propos qu'il aurait tenus sur des expériences différentes, dans un contexte civil, dans une université de Bordeaux. J.-P. Petit s'inscrit aussitôt en faux en lui rappelant ses déclarations précédentes.

Ce procès mettra à jour "Mégajoule", un projet d'installation d'un banc de simulation axé sur la fusion par laser à Bordeaux, alors que les spécialistes estiment à 1 sur 10 les chances de succès de ce projet dont les premiers essais sont programmés pour 2008... J.-P. Petit estime que Mégajoule est un "projet-écran" destiné à cacher la poursuite des expériences nucléaires souterraines sur le territoire français..., un des buts étant de mettre au point les "armes à énergie dirigée", essentiellement des armes à micro-ondes...

J.-P. Petit précise que la région de Gardanne étant à forte sismicité et parcourue par des courants d'eau souterrains, une fissuration d'une poche contenant des résidus nucléaires pourrait entraîner une pollution irréversible des nappes phréatiques, voir de la mer Méditerranée.

Note de ONCT: Les juges ont clôturé le dossier pour cause de prescription,
le plaignant ayant porté plainte plus de 3 mois après les faits (...).

Mercredi 9 août 2006
Florent de Vathaire, chercheur et directeur de l'unité 605 de l'INSERM, affirme que l'armée a rédigé deux types de rapports concernant les essais nucléaires de Mururoa. Des rapports "officiels" et d'autres classés secrets. Florent de Vathaire demande la levée du secret concernant les seconds. Selon le chercheur, les cancer de la thyroïde sont liés aux essais nucléaires atmosphériques français en Polynésie. Cela fait des années que le RdM l'écrit (1).

Il serait temps un jour de lever le secret Défense sur les conséquences des essais nucléaires souterrains et des essais ratés en Algérie comme en Polynésie et de publier la liste des "clients" ayant acheté à la France le MOX
(2), les centrales, les réacteurs ou la technologie nucléaire (3) voire même les ingénieurs.

Tous les présidents français, sous la Ve République, ont vendu l'arme atomique ou ce qu'il faut pour la fabriquer à n'importe qui (y compris à Israël). Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac. François Mitterrand avait enfin ratifié le TNP (Traité de Non Prolifération) en 1992. Jacques Chirac l'a fichu en l'air en juin 1995 en effectuant 8 essais souterrains et aériens sur l'atoll de Mururoa (le 8e a été abandonné suite au dernier tir raté). Cela a provoqué de nombreuses protestations dans le monde. Le Réveil des Marmottes version imprimée y a largement participé, le RdM version internet a pris le relais.

(1) Voir: La bombe - (2) Voir: Le MOX (Bande dessinée de Michel Mahler) - (3) Voir "dossier nucléaire" (Iran)

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