Spécial Liban - Page 3

Le RdM avait proposé il y a déjà des années de fonder une confédération regroupant la Palestine, Gaza et Israël. Tous unis (comme la Confédération Helvétique) et tous ayant une réelle autonomie et où tous pourraient librement pratiquer leur religion. Cela aurait mis fin aux conflits qui durent depuis près de 50 ans. Une femme ou un homme âgé(e) de 48 ans en 2006 ne sait pas ce qu'est la paix en Palestine ou à Gaza. C'est impossible à imaginer.


Extrait de l'épisode Rien ne va plus en Sakozie

Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se prétendent gaulliste. Ont-ils oublié les doutes du général de Gaulle vis-à-vis de la création de l'État d'Israël le 15 mai 1948 ? De Gaulle craignait l'établissement d'un État Hébreu au Proche-Orient... Jacques Chirac, Lionel Jospin, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, l'ami d'Israël (il y a une semaine sur TF1) ont dû tout oublier.

En 1978, Israël occupe une partie du Liban (opération Litani). L'ONU (résolution 425 des Nations-Unies) a condamné Israël pour cette invasion et l'a l'invité à quitter le territoire libanais. Non seulement Israël ne l'a pas fait mais a mis en place une milice, «L'armée du Liban Sud», payée, armée et formée par les Israéliens.

Le Hezbollah est né dans la clandestinité après 1982 du mouvement Pasdarans (Iran) pour combattre l'occupation du Liban par Israël (opération "Paix en Galilée"). Le Hezbollah a largement contribué à la libération du Liban en mai 2000. Après 22 ans d'occupation, Israël a été contraint de se retirer du Liban. En juin 1967, le général Charles de Gaulle fait une déclaration juste avant la «Guerre des 6 Jours», la troisième guerre isrélo-arabe:

«Messieurs, je vais vous demander de mettre fin à notre séance. Je dois en effet vous quitter, afin de recevoir le ministre des Affaires étrangères d'Israël, M. Eban, qui est de passage à Paris. Mais je veux que vous sachiez ce que je vais lui dire. De toute évidence, vais-je déclarer au ministre d'Israël, vous vous orientez vers la reprise des hostilités. Si vous le faites, vous gagnerez à coup sûr, et sans délai. Mais cela aura trois graves conséquences. D'abord, l'implantation soviétique au Moyen-Orient, et par contrecoup, en Afrique - ce qui n'est pas sans importance pour la France - se développera. L'équilibre mondial s'en trouvera menacé. Deuxième conséquence: dans le monde arabe, les régimes modérés seront découragés et tomberont pour céder la place aux extrémistes. Il s'ensuivra une menace sur le ravitaillement en pétrole de l'Occident, et surtout de l'Europe. Enfin, le problème palestinien, qui n'est encore qu'un problème de réfugiés, deviendra une grande cause nationale. En conclusion, je dirai ceci à M. Eban: Nous ne voulons à Israël que du bien. Les avertissements que nous vous prodiguons doivent être considérés comme des marques d'intérêt et d'amitié. Ne prenez pas le mors aux dents.»
Discours du Général de Gaulle - Philippe Alexandre - «Le duel de Gaulle - Pompidou» page 199 - Grasset, 1970.

Le 5 juin 1967, l'aviation israélienne anéantit l'aviation égyptienne. Les blindés israéliens envahissent le désert du Sinaï et la bande de Gaza. Le 8 juin, Israël attaque la Syrie et la Jordanie. Le 10 juin, Israël remporte une victoire totale. Gaza et la péninsule du Sinaï, la base de Charm-el-Cheik (Égypte), le plateau du Golan (Syrie), la Cisjordanie et la partie orientale de Jérusalem sont occupés et passent sous le contrôle d'Israël.

En 1968, Israël a refusé de signer le TNP (Traité de Non Prolifération des armes nucléaires) en poursuivant son programme nucléaire militaire sans aucun contrôle international. Actuellement, on estime l'arsenal nucléaire d'Israël à environ 400 têtes (source: Jane�s Intelligence Review - UK). La puissance de feu est estimée à 50 mégatonnes soit près de 4000 fois la bombe d�Hiroshima. Israël a été largement fourni en armement par la France (les Mirage III) puis par les USA (300 chasseurs F-16 et 25 F-15). Ces avions sont équipés de missiles air-sol «Popeye» à tête nucléaire. L'Allemagne (mais si !) a fourni trois sous-marins Dolphin (en 1999-2000) équipés de missiles «Popeye Turbo», permettant à Israël de disposer en permanence de deux sous-marins dotés de missiles nucléaires en Méditerranée, en Mer Rouge ou dans le Golfe Persique. Israël dispose également d'une cinquantaine de missiles «Jéricho II» plus des «Jéricho II B», pouvant être lancés de rampes mobiles et armés d'une charge nucléaire d�une tonne. Le «Jéricho II» a donné le «Shavit», un lanceur ayant permis à Israël de mettre en orbite les satellites Ofek. Le «Shavit» peut également être utilisé comme missile doté de l'arme atomique à très grande portée.

En 1956, la France a fourni à Israël un réacteur nucléaire de 18 mégawatts. Puis, Israël a envahi le Sinaï (Egypte). Cela a permis à la France et à la Grande-Bretagne d'occuper le canal de Suez, nationalisé par Nasser. La France va ensuite fournir les techniciens pour construire à Dimona (désert du Néguev) un réacteur nucléaire de 24 mégawatts. Les éléments du réacteurs seront acheminés à Israël via un réseau de contrebande: Les autorités françaises prétextant qu�il s'agit d�une installation de dessalement destinée à un pays d�Amérique Latine.

En 1958, un avion-espion de l'USAF photographie le site nucléaire de Dimona. Israël prétend d'abord que c'est une usine textile, puis une station agricole et enfin un centre de recherche métallurgique... En 1959, la Norvège fournit 20 tonnes d�eau lourde, pour des usages... pacifiques ! En 1960, le général De Gaulle exige du Premier ministre israélien Ben Gourion de rendre public le projet nucléaire de Dimona. Ben Gourion refuse. Un compromis est trouvé: La France fournira tout ce qu'il faut pour terminer le réacteur et Israël devra révéler l�existence du réacteur. Israël doit s�engager à l�utiliser exclusivement à des fins civile et... pacifiques. Les États-Unis demandent à Israël de permettre l'inspection du réacteur de Dimona. Israël accepte mais les inspections (1962 - 1969) sont une mise en scène. Sous la présidence de Lyndon Johnson, en 1965, 90 kg d'uranium enrichi disparaissent de la «Nuclear Materials and Equipment Corporation» à Apollo en Pennsylvanie. Ils sont arrivés... en Israël...

Israël, qui n'est donc pas sous le contrôle de l'AIEA, a aidé l�Inde dans son programme nucléaire militaire. En novembre 2003, Israël accuse l'Iran de développer en cachette un programme nucléaire militaire. Déjà en juin 2002, la revue «Jane�s» écrivait qu'une attaque d'Israël sur l'Iran avait été programmée: «Israël lancera presque certainement une attaque préventive contre l�infrastructure iranienne de recherche et de développement nucléaire... Israël aurait, selon toute probabilité, l�appui couvert des États-Unis». En 2006, l'Inde peut poursuivre son programme militaire nucléaire hors de contrôle de l'AIEA. L'Iran, lui, est menacé de frappes
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(1) Iran

Liban 2

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