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Dossiers cachés - Page 2 |
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C'est
plus complexe qu'on ne l'imagine... Donc, je déboule
sur cette Terre dans une famille qui ne me correspond en
rien, voire diamétralement à l'opposé
de l'humain que je vais devenir, dans une région
où je n'ai rien à faire et où
dès le départ, tout mène au conflits
qui vont marquer mon existence. Il est important pour la
suite de bien planter chaque élément du
décor... Ceux qui le désirent pourront ensuite
lire "l'Aventure de l'Humanité", et si l'un d'entre
vous veut faire ce que je n'ai jamais fait, soit assembler
le tout, il découvrira peut-être ce que je n'ai
jamais voulu découvrir... Car cela me fait peur, tout
bêtement... Ah, ils ont fait une erreur les RG. Ils
n'auraient pas dû croire aussi stupidement les
calomnies débitées par ma propre famille. Je
ne suis pas du tout un homme courageux, je déteste la
violence, je suis un utopiste et un rêveur, pas du
tout un type préparé à mener les
combats dans lesquels je me suis engouffré. Si les RG
avaient su cela, ils auraient pu me détruire beaucoup
plus tôt et avec beaucoup moins de mal. Bref, me
voilà donc né dans une famille de nazis dans
une région où ils sont parfaitement
protégés... C'est hallucinant, et je dis
à ce Dieu auquel je commence à croire:
«Tu ne m'as pas fait de cadeau dis-donc... Tu n'aurais
pas pu me choisir une famille d'artistes ?» La
situation familiale s'empire avec le temps...
Les scènes de violence deviennent de plus en plus effroyables; jusqu'à ce jour où dans une folie meurtrière que je préfère passer, je suis exclu définitivement de la famille... Et me voilà sur les routes, avec une 12 cordes que des amis m'ont donnée, partant je ne sais où... J'ai à peine 15 ans et demi... Nous sommes en 1968, on verra un peu partout dans des villes secouées par une autre violence un jeune chanteur-guitariste pris dans les émeutes et visiblement dépassé par les événements... Et non messieurs des RG... Je n'ai jamais été un 68 ard au sens où vous l'avez cru, je n'ai lancé aucun pavé ni hurlé aucun slogan... Je jouais de la guitare sur les trottoirs en prenant les pavés et les coups de matraque des CRS... J'ai vu des gosses et des nanas se faire démolir à côté de moi, on ne faisait pas votre révolution, on essayait de survivre dans votre monde de fous, en s'inventant un monde à nous, rempli d'amour et d'amitié... Nous n'avons pas torturé les algériens chez eux, nous n'avons pas déporté des millions d'innocents, nous ne voulions plus de vos armées, plus de vos frontières, plus de votre haine ni de vos idées... Nous avons rêvé d'un monde meilleur... Quel outrage !... Reprenons notre histoire maintenant. Revenons à nos autres adeptes du moustachu car décidément, il était écrit que partout où j'irais, je croiserais leur chemin. Ceux-là appartiennent à une secte, et pas la moindre... Et comme le hasard est vraiment impénétrable, les derniers vont me ramener aux premiers. Je veux dire à ceux de ma famille... Mon Dieu, mais quelle destinée m'as-tu choisie ! Tu n'aurais pas préféré m'envoyer sur la planète de Chuck Berry ou de Jimmy Hendrix ? Un autre combat se prépare, il est identifié dans les chiffres et les nombres... 57 pour la Moselle, mon point de départ (12) et 73 pour la Savoie (10). Un théologien me l'avait expliqué il y a bien longtemps. «C'est écrit dans ton code de naissance, tu seras l'instrument d'un combat qui n'est pas le tien (le 7 et le 12 contre le 10), tu vas vivre des moments cruels, mais Dieu t'en sortira.» Lorsque ce pasteur m'a expliqué cela, j'avais totalement renié ce Dieu... Avec le recul, je m'interroge. Je n'ai aucune réponse, quoique... Mais nous verrons cela plus loin... C'est donc par le truchement du hasard qu'après avoir quitté la Moselle pour m'éloigner du réseau nazi auquel j'ai eu la (très) mauvaise idée de m'attaquer que je tombe en Savoie sur les autres... L'autre 10, ma foi, ce pasteur avait vu juste ! Au début, je m'oppose simplement (...) au projet de l'autoroute à poids-lourds qui va à jamais défigurer la vallée de la Maurienne et saccager cette Savoie dont je suis tombé amoureux. Je n'arrive pas à admettre que pour du pognon on puisse ainsi détruire la nature. Je suis loin de m'imaginer dans quoi je me suis engouffré... Sans le vouloir, je tombe sur cette affaire monstrueuse de ballets roses à La Tronche en Isère... C'est l'année suivant les Jeux Olympiques d'Albertville de 1992. Ce n'est pas ça que cherchais, mais les preuves des magouilles de la mafia ayant projeté de démolir la Maurienne. Là, je tombe sur un jeune couple d'apiculteurs originaire de l'Isère, dont la conscience est sacrément secouée... Le couple a accepté 500 000 F (de l'époque) pour quitter l'Isère et s'installer en Maurienne et ne rien dire sur un crime particulièrement odieux: leur gosse de 5 ans a tété violé, comme des dizaines d'autres, par des organisateurs des J. O. et des personnalités bien en vue et pour beaucoup membres du COJO... Les bras m'en tombent... La jeune femme est en larmes, le mari est au bord de la dépression... Nous aurons bien des discussions par la suite, et le couple va me donner tous les éléments pour mener une enquête dans le secteur de La Tronche... Là-bas, tout confirme leurs dires, et cela va bien au-delà. C'est immonde... Sincèrement immonde et je pèse mes mots. J'ai été victime de pédophilie et d'inceste, je sais ce que c'est... Je sais que si j'ai pu le surmonter, dans 99% des autres cas, la vie de l'enfant est détruite à jamais... Et me voilà confronté à mon passé, par le biais d'autres victimes de ces monstres. Me taire ? Je n'ai jamais rien dit sur mon histoire, mais je ne peux accepter que d'autres la vivent... Je vais donc écrire et tout révéler. Tant que je m'opposais au saccage de la Maurienne en déballant les magouilles juteuses, on me menaçait, sans plus. Mais là, je venais de soulever une bombe... Elle ne tardera pas à m'exploser en pleine poire... En 1995, on me "force" à quitter la Maurienne. Je m'installe de l'autre côté, en Tarentaise... Et vlan ! Je ne pouvais pas tomber mieux... Le nid de l'Opus Dei, la secte ayant fondé le fascisme, le nazisme, le franquisme et le pétainisme... En 1995, j'apprends que des lettres anonymes arrivent en Savoie. Puis, des extraits de la revue que je publie (en tant qu'auteur-dessinateur) sont falsifiés et contrefaits. Un ami savoyard m'en fournit la preuve (je l'ai toujours). Même des élus m'avertissent (en Savoie, les élus ne sont pas tous corrompus !): «Nous avons reçu des lettres vous dénonçant de n'importe quoi, méfiez-vous; c'est très proche de vous !» Je cherche et je ne vois pas... En réalité, je suis trop naïf pour voir... Pourrais-je imaginer qu'une femme traite avec la pire des sectes pour "vendre" son propre frère ? Non... Ce qui fait peur, ce sont les affaires de pédophilie ! Alors, on me tend le piège le plus grossier qui soit, Frieda George (ma propre soeur) fait venir en Savoie une femme avec qui j'ai vécu 3 ans, avec sa fille de 14 ans, elle-même victime d'inceste dans son jeune âge. Ma propre soeur voulait me faire tomber dans ce piège... Cela a raté, bien évidemment ! Mais je ne sais pas encore à ce moment qui a organisé cette mascarade... Frieda George contacte alors toutes mes connaissances. Avec les Folcoche de la famille, elle organise une diffusion de calomnies et de mensonges dépassant l'imagination... Mes amis me le disent, je ne veux pas les croire. Pendant ce temps, la pauvre soeur pleurnichant me téléphone chaque jour: «Il faut que tu reviennes, ça ne va plus avec la maman, et ici, tout le monde t'attend, et patati et patata...» et moi l'idiot je vais tout gober. En 1997, je suis candidat aux législatives en Savoie, non pas pour être élu, mais pour déballer tout ce que je sais. Là, je deviens un vrai danger. Le piège se resserre. Un autre Mosellan entre en scène: Patrice Leboulanger, plongé dans une bien sale affaire: Il est sous le coup de la justice pour avoir séquestré, tabassé puis violé une mineure dans la caravane de son jardin à Lafrimbole (en Moselle, à 6 kilomètres de Saint-Quirin. Leboulanger connaît particulièrement bien ma famille, puisque ses filles ont été gardées par elle. Retenons cela, cela va prendre une autre connotation dans les pages à venir). Un autre événement va s'ajouter à la panoplie fin 1997... Je connais les partons d'une pizzeria à Moûtiers en Tarentaise. Lui est membre actif de la CDCA et indépendantiste savoisien. Il est mouillé dans des affaires vraiment sordides, je n'en savais rien. Frieda George va vite se mettre en contact avec. «Il faut que tu changes de moto, j'ai une occasion géniale pour toi... Une vraie affaire !» En effet, une 1100 Goldwing toute équipée, à Amiens soit. «Je t'y amène, on part cette nuit...» Nous arrivons et selon les bonnes veilles méthodes du KGB, on me fait essayer la bécane dans un contexte disons... bien préparé. «0.k., je la prends...» Accrochez vos ceintures, ça va décoller... Précisons que ce Serge. R. connaît bien Leboulanger puisqu'ils côtoient les mêmes camps de nudistes et que tous sont en contact avec Frieda George... Donc, nous voilà sur le chemin du retour, en direction de la Savoie... Serge R. dans sa voiture et moi chevauchant ma superbe occasion... Nous avons tout juste fait 100 bornes que l'engin cale: C'est déjà la panne... Je veux ramener la moto à Amiens et me faire rembourser de cette escroquerie ! L'autre réussit à me persuader du contraire: il examine le moteur et bricole un truc, la moto repart (je précise que je n'y connais strictement rien en mécanique). Nous arrivons en Savoie sous une pluie battante au matin, la moto retombant en panne tous les 50 kilomètres... «Ce n'est rien, j'ai un pote qui va te la réparer...» L'engin va effectivement rouler. Nous sommes à quelques jours de Noël... Ma soeur pleurnichant me téléphone... «Viens passer Noël avec nous, on a besoin de toi et patati et patata...» De l'autre côté, le beau Serge et son épouse: «Tu devrais y aller, elle a vraiment besoin de toi...» Faut-il être idiot à ce point ? Toujours est-il que j'accepte et je file, la veille de Noël, vers la Moselle sur ma superbe occasion. Passons la patinoire sur laquelle je vais devoir rouler depuis Dijon: plus de 20 heures pour aller de la capitale de la moutarde à Saint-Quirin où je vais rester bloqué plus d'une semaine, la moto étant à nouveau en panne... C'est un pote qui réussit une réparation de fortune... Je rentre vers la Savoie, nous sommes déjà en 1998. Arrivé dans les Vosges, toujours sur une patinoire de neige verglacée, le moteur explose... Non, vous ne rêvez
pas... C'est la stricte vérité... Il a fallu
un miracle pour que je ne parte pas en dérapage sous
le PL qui me croise... La moto sera rapatriée dans un
garage à Épinal, et je vais rentrer à
Grésy-sur-Isère en train... Le beau Serge me
rassure: «J'ai trouvé un moteur d'occasion (dans
le sud de la France cette fois), ils vont l'envoyer à
Épinal... Je m'occupe de tout...» Cette
opération va me coûter la bagatelle de 12000 F
sans le montage du moteur, ma belle occasion commence
à me revenir cher... Il faudra plus d'un mois au
garagiste d'Épinal pour le monter ce joli moteur...
On m'annonce qu'enfin, je peux aller à Épinal
pour récupérer la moto avec son nouveau
moteur... Arrivé à la hauteur de Vesoul, le
moteur explose... De grâce, ne riez pas trop fort...
La moto sera acheminée dans un garage à
Vesoul, et je rentre à Grésy-sur-Isère
en train. J'en ai ma claque... Le garagiste me dit qu'il
faut changer le moteur. Je préfère lui vendre
pour une bouchée de pain, et je vais
récupérer ma bonne vielle 750 Kawasaki... Je
vous pardonne si vous avez éclaté de rire...
En fait, et vous l'avez bien compris, c'était un
traquenard parfaitement mis au point par les personnes
déjà citées... Ma soeur donne
l'estocade: «Allez, reviens chez nous, tout le monde
t'aime ici, etc...» Le baiser de Judas passe pour une
breloque face à tant d'hypocrisie. J'ai remis en ligne les pages retirées sous la menace: "Archives Janvier 2003". Nous verrons dans un autre chapitre dans quelles conditions fut perpétré ce chantage ignoble. Depuis mon retour en Moselle, je ne vis plus que sous le chantage, les menaces (directes), les intimidations et je dois subir un acharnement quasi quotidien. On a tenté de me faire mourir dans des souffrances inhumaines aux yeux de toute la région. Ma mère est une nouvelle fois séquestrée dans un hospice, à Sarrebourg cette fois. Elle m'a écrit en cachette, sur une feuille récupérée. C'est un appel au secours terrible. J'ai pardonné à ma mère car elle m'a demandé pardon. J'avais pardonné à mon père car il m'avait demandé pardon. Jamais je ne pardonnerai aux autres car ils sont restés des monstres. |
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