Une
histoire de grenouille fait scandale en Italie. L'affaire a
été évoquée lors d'une rencontre
entre Joseph Ratzinger, le pape Benoît XVI, qui passe
ses vacances non pas au Cap Nègre mais dans la
région du nord de l'Italie, et Wilhelm Egger,
l'évêque de Bolzano. Martin Kippenberg, un
sculpteur allemand, a exposé une oeuvre
sacrilège au musée d'art moderne de Bolzano:
une grenouille crucifiée. L'affaire a gagné le
milieu politique italien, Franz Pahl, un élu
régional, a fait la grève de la faim plus de
huit jours pour protester contre cette oeuvre. Mais le
sacrilège demeure. «La provocation se poursuit,
la grenouille a été déplacée
mais pas retirée !» affirme Franz Pahl. En fait,
Luis Durnwalder, le président de la région,
avait déjà alerté du blasphème
en mai dernier estimant que la grenouille est une
réelle provocation dans une région presque
exclusivement catholique. Luis Durnwalder avait
appelé au retrait pur et simple de l'oeuvre. Corinne
Diserens, la directrice du musée, s'est
opposée à cette requête en
évoquant une «instrumentalisation d'une oeuvre
à des fins politiques...» La grenouille n'a pas
été descendue de la croix mais montée
avec de l'entrée du musée vers le 3ème
étage. Au Réveil des Marmottes, l'affaire de
la grenouille crucifiée divise la rédaction.
Noutnoute devra-t-elle récrire ses évangiles ? Selon les calculs du Mage Elland,
le prophète en chef du RdM, la grenouille gagnera du
temps lors de l'ascension si elle est montée au
troisième étage.
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