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Le nucléaire est comme on vous le dit
absolument sans risque. Même si un attentat, un
séisme ou un accident se produisait, le
désastre serait très limité,
l'expérience de Tchernobyl a démontré
l'efficacité de la Ligne Maginot, le nuage s'est
arrêté à la frontière. Jacques
Chirac a donc offert à la jeune
génération un enterrement écologique:
ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), un
réacteur expérimental à fusion
thermonucléaire. L'accord a été
signé à l'Élysée à Paris
entre l'Union européenne et six pays: La Chine, les
États-Unis, l'Inde, la Corée du Sud, le Japon
et la Russie. Il s'agit de fabriquer de l'énergie
nucléaire expérimentale propre. La centrale
sera installée à Cadarache dans les
Bouches-du-Rhône. ITER coûtera plus de plus de
10 milliards d'euros. La construction du réacteur
ITER débutera en 2008. Comme le chantier doit durer
environ dix ans, cela laisse le temps de faire en vitesse
des enfants.
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Pour Jacques Chirac, l'homme de la mise
à mort du TNP (Traité de Non
Prolifération nucléaire) à Mururoa
(1995), «C'est une aventure tout à fait
exceptionnelle... C'est la main tendue aux
générations futures, au nom de la
solidarité et de la responsabilité...»
Étrange vision de la solidarité en offrant une
mort propre à tout le monde. On aurait pu s'orienter
vers les énergies naturelles (qui existent). ITER est
plus fascinant. La fusion thermonucléaire
contrôlée vise à remplacer la plus
grosse bombe atomique de notre système stellaire, le
Soleil. Lorsqu'une étoile explose dans l'Univers, on
peut juste l'observer de loin. Avec ITER, nous saurons ce
qui se passe au coeur même de l'explosion. Pour le
président de l'UE (élu au suffrage
unilatéral, c'est à dire nommé),
José Manuel Barroso, cette signature est «un
très grand événement...» Ce sera
sans doute le dernier d'une humanité ayant mis de
côté toutes les inventions peu onéreuses
au profit d'inventions créant des fortunes colossales
et pouvant tuer de façon plus
massive.
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Mercredi soir, la centrale nucléaire de
Krsko en Slovénie, à une centaine de
kilomètres de Ljubljana, a connu un "incident"
provoqué par une fuite de liquide sur le circuit de
refroidissement primaire. La Commission Européenne a
déclenché l'alerte Ecurie sur les risques
radioactifs. Cette alerte a été
créé en 1987 par l'Union Européenne
à la suite de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril
1986, Ukraine). Dans la soirée, l'alerte a
été levée, les autorités
slovènes ayant déclaré:
«L'environnement n'est pas pollué et la
situation est stable.» Chose inhabituelle, la
Commission Européenne a rendu
l'événement public.
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Selon
Greenpeace, «Cette décision a été
prise car les conséquences auraient pu être
catastrophiques... La perte de liquide de refroidissement
est le scénario le plus dangereux que peut
connaître une centrale nucléaire...» De
nombreux accidents se sont produits en France dont plus de
la moitié des 58 centrales nucléaires sont
vétustes. On distribue aux riverains des pastilles
d'iode comme on donnerait de l'aspirine à un
condamné à mort. L'OMS préconise d'en
distribuer dans un rayon de 500 km autour de chaque centrale
nucléaire.
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Nicolas Sarkozy a annoncé la
construction d'un deuxième réacteur EPR
(réacteur nucléaire de la nouvelle
génération). Jacques Chirac avait lancé
le premier EPR en France à Flamanville dans la
Manche, la construction a débuté en fin 2007.
Nicolas Sarkozy n'a pas précisé le lieu
où le second cercueil atomique sera construit ni la
date de mise en activité du réacteur. La
centrale doit entrer en service en 2012 avec les principaux
groupes de la filière nucléaire
française: Bouygues, Areva et Alstom. Areva a
annoncé un investissement au Creusot de 70 millions
d'Euros pour la filiale française et pour
ArcelorMittal, Industeel étant une filiale
d'ArcelorMittal. EDF se dit prêt à construire
un deuxième EPR mais se trouverait en concurrence
avec Suez, qui se dit favorable à la construction
d'une deuxième et même d'une troisième
centrale nucléaire de type EPR en France. EDF dispose
de sites potentiels après l'expérience de la
construction de l'EPR de Flamanville. Suez estime que la
recrudescence des besoins va nécessiter un et
même deux EPR supplémentaires. Le groupe va
fusionner avec Gaz de France et compte construire et
exploiter des centrales nucléaires vers 2015-2020. Le
futur groupe GDF-Suez pendra une décision sur le
nombre, les lieux d'implantation et la technologie à
utiliser pour les centrales nucléaires en 2009.
Début 2008, Suez a annoncé un accord avec
Areva et Total pour la construction de deux centrales EPR
aux Émirats Arabes Unis vers 2016-2017. Nous le
savons tous, le nucléaire est absolument sans risque,
après Tchernobyl, la Terre existe toujours et les
pastilles d'iode protègent parfaitement des accidents
dont on ne parle jamais survenant sur les 58 centrales en
activité en France. Une éolienne, c'est plus
dangereux. Imaginez qu'une pale se détache...
En mai, au chantier de Flamanville, le coulage du béton du réacteur nucléaire a été suspendu en raison d'anomalies signalées par l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) qui pourtant a autorisé la reprise des travaux le 19 juin. En Finlande, la construction d'une centrale EPR (Olkiluoto 3) par Areva et l'allemand Siemens a subi plusieurs retards. Le réacteur EPR anglais (European Pressurized Reactor) est sensé améliorer la sécurité des nouvelles centrales par rapport à celles du type Tchernobyl. L'EPR (European Pressurized Reactor) a été rebaptisé US-EPR (Evolutionnary Power Reactor) aux États-Unis. C'est un réacteur nucléaire de troisième génération, conçu et développé par EDF et Areva NP dans les années 1990 et 2000. Deux EPR sont en cours de construction, un en Finlande (Olkiluoto) et un en France (Centrale nucléaire de Flamanville). Les deux chantiers rencontrent d'importantes difficultés. D'autres EPR sont en projet en Chine et aux États-Unis. L'EPR dérive du N4 français (Framatome) et du Konvoi allemand de Siemens. Le réacteur EPR est conçu pour utiliser de l�uranium enrichi à 5 % et jusqu'à 100% avec le combustible nucléaire MOX. Les déchets nucléaires générés sont plus radioactifs que ceux produits par les anciens réacteurs. |
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Un
accident est survenu mardi à la centrale
nucléaire du Tricastin à Bollène dans
le Vaucluse. Le rejet d'uranium est sans risque
d'après les autorités. «Pas de risque
immédiat !» nous précisent les
autorités nucléaires. Le rejet de 12 gr
d'uranium (par litre) est donc absolument sans danger. Selon
Noutnoute, ceux qui avalent ça sont
déjà irradiés. L'incident (en
matière de nucléaire, on parle d'incidents
tant qu'il n'y a pas de morts) a été
classé "1" sur l'échelle de Richt... -des
"incidents nucléaires"- qui va de 0 à 7.
Catherine Dalverny, la directrice de la communication de la
centrale du Tricastin, est rassurante. «Toutes les
mesures de protection ont été prises !»
ont dit les préfets de la Drôme et du Vaucluse.
Socatri a récupéré une partie de la
mixture. Le reste est parti dans les cours d'eau mais et n'a
pas encore atteint la nappe phréatique. Donc pour
l'instant, il n'y a pas de problème. Et même
s'il y avait de l'uranium, on ne peut plus pomper l'eau de
la nappe. «L'enjeu n'est pas immédiat... En cas
de consommation éventuelle de poisson, l'impact est
limité...» a dit Thierry Charles de l'ASN
(Autorité de Sûreté Nucléaire).
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Gilles
Salgas, le responsable de la communication de Socatri
(Areva), ne comprend pas. «La centrale existe depuis
1975, c'est la première fois qu'un tel incident se
produit...» À Fessenheim ou à
Cattenom, c'est fréquent ce genre
d'incident. On n'en parle pas, c'est tout ! D'ailleurs,
à Fessenheim où à Cattenom, il y a eu
de vrais accidents et on n'en a pas fait un plat de
choucroute. Les mauvaises langues diront qu'il y a vingt
fois plus de cancers aux alentours des centrales
nucléaires mais c'est à cause de la
fumée de cigarettes. Et puis, l'incident est
classé niveau "1". On ne connait pas encore le niveau
"7", il faudrait en tester un pour voir. Avec 58 centrales
du type Tchernobyl en activité en France, plus deux
ou trois du type EPR promises par Nicolas Sarkozy, le test
se fera bien tout seul un jour ou l'autre. «L'enjeu
n'est pas immédiat...» Nicolas Sarkozy veut
truffer la planète de centrales nucléaires.
Mardi vers 6 heures 30, au cours du nettoyage d'une cuve,
des effluents (radioactifs) ont été
déversés sur le sol, dans le canal adjacent et
dans les rivières La Gaffière et L'Auzon. La
consommation d'eau issue des pompages a été
interdite à Bollène, à Lapalud et
à Lamotte-du-Rhône. L'irrigation agricole
pompant l'eau des des rivières La Gaffière et
L'Auzon, les activités nautiques et les baignade sur
les plans d'eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène)
et des Girardes (Lapalud), la pêche et la consommation
de poisson ont été interdites par mesure de
sécurité. Contrairement aux accidents de la
route, on évoque les incidents nucléaires ou,
dans le cas de Tchernobyl, une catastrophe.
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Après l'accident à la centrale du
Tricastin, une nouvelle fuite d'uranium s'est produite jeudi
sur un site Areva à l'usine de fabrication de
combustibles nucléaires (FBFC) de
Romans-sur-Isère dans la Drôme. Transparence
oblige, l'ASN (Autorité de Sûreté
Nucléaire) n'a pas cru utile de préciser le
degré de gravité de l'incident. Charles
Hufnagel, porte-parole d'Areva, a assuré que la fuite
n'avait «absolument aucun impact sur
l'environnement...» Areva a proposé de classer
l'incident au niveau 1 sur l'échelle internationale
de gravité INES allant jusqu'à 7. Si Areva le
dit, nous sommes tranquilles. Le jour où Areva
avouera un accident du niveau 7, on pourra chercher les
pastilles d'iode (on en distribue aux riverains des
centrales). La fédération France Nature
Environnement est plus lucide: «Comme d'habitude, c'est
le porte-parole de l'ASN qui a délivré et
contrôlé cette information... La loi du 13 juin
2006 fait que tous les pouvoirs de gestion de la
filière nucléaire sont concentrés dans
les mains des cinq dirigeants de l'ASN...»
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Pour
Corinne Lepage, l'ex-ministre de l'Environnement,
présidente de CAP21, «ces incidents à
répétition et la découverte d'une
pollution de la nappe phréatique du Tricastin mettent
en lumière les défaillances de la
filière nucléaire, dues notamment à un
sous-investissement dans la sécurité, la
protection de la santé humaine et de
l'environnement... Il est aberrant et inacceptable que la
politique nucléaire ne fasse pas l'objet d'une
évaluation globale en terme de coûts et
d'avantages, évaluation confiée à une
commission extérieure au lobby
nucléaire...»
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Quinze
jours après l'accident (la fuite d'uranium) à
l�usine Socatri du Tricastin, 100 personnes ont
été contaminées à la même
centrale située sur les départements de la
Drôme et du Vaucluse. La direction a tenté de
rassurer les médias et les salariés:
«C'est un incident sans gravité !» C'est le
quatrième "incident" en quinze jours. 100 personnes
contaminées, un "détail" comme dirait l'autre.
Et tous ceux dont on n'a jamais parlé,
irradiés de Cattenom, de Fessenheim, employés
ou riverains des 58 centrales nucléaires en
activité en France. Quatre accidents en quinze jours
dont deux sur le même site du Tricastin, le dernier
"incident" ayant contaminé cent employés de la
centrale nucléaire par de la poussière
radioactive. Nous vivons avec le risque de 58 Tchernobyl en
puissance et bientôt deux voire trois centrales EPR
dont personne n'a encore mesuré les
conséquences en cas d'accident. Peut-être
sont-elles infaillibles !
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