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Un document exclusif: Le Spitfire de Tony
Blair assiste au naufrage du vaisseau amiral de Jacques
Chirac canardé par le navire Anglais "CIO Singapour"
le 6 juillet 2005 au large des côtes olympiques. Au
loin, le B-17 du caporal von Sarko en panne de Karcher va se
casser la figure.
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Mercredi 6 juillet 2005,
Singapour. Les 119 membres du CIO ont attribué les
XXXe Jeux Olympiques d�été de 2012 à
Londres. Résumé de la dernière
opération médiatique du règne de
Jacques Chirac, ou de l'échec d'une opération
de propagande de trop (1). Depuis des mois, les
médias spécialistes du lavage de cerveaux font
des miracles: La mort à retardement de Karol Wojtyla
alias Jean-Paul II, l'arrivée en fanfare du Panzer
Ratzinger, la canonisation à Mach 25 du feu pape
même pas encore arrivé au QG de Saint Pierre,
la campagne à sens unique pour le "Oui" au
traité de Giscard défendu par Chirac et la
série reality-show "Otages Academy". Depuis des mois,
les médias cocorico nous gratifient d'un matraquage
médiatique montrant 100% des Français
hypnotisés par la candidature de Paris, ville de
lumière, plus belle ville du monde avec la plus belle
avenue du monde, les plus beaux pavés du monde, les
plus belles antennes paraboliques du monde, les plus beaux
égouts du monde, et les plus belles magouilles de
l'Univers... 100% des Français d'origine ou non,
fascinés par les JO de 2012, au point d'en oublier le
chômage, les entreprises qui ferment, la
précarité qui s'accroît et la
répression qui s'installe. |
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Tous unis, se tapotant 2 fois la main sur le
coeur, les yeux vidés de leur éclairage, avec
l'expression béate de tout clone qui se respecte,
prêts à vider leur porte-monnaie
déjà allégé pour soutenir la
candidature de Paris, capitale éternelle de la
Chiraquie, monarchie anticonstitutionnelle où le chef
doit être élu avec moins de 16% des voix
(majorité maximale autorisée)... Singapour, 3
heures 30 (heure française), un membre du CIO fait
cette remarque à Bertrand Delanoë, l'homme de
Jacques Chirac. L'individu interpelle la
délégation chiraquoise en mettant en doute
l'affirmation voulant que 100% des gaulois se mobilisent
pour la candidature de Lutèce... Le messie parlant au
nom de 100% des Français de 2 régions sur 26,
d'une majorité de 16% et d'un "Non" largement
minoritaire à 55% peut en effet clamer «Mais si
! 100% des chiraquois sont avec moi, c'est dans nos films de
propagande et dans le "Grand Bleu Blanc Rouge" de Luc Besson
qui a réalisé ce pur chef [de hors] d'oeuvre
aphrodisiaque.»
Les services de propagande cocorico ont fait fort cette fois. Plus fort que durant la campagne du "Oui" obligatoire au traité pour l'Europe ! La France avait les meilleurs atouts du monde face à des villes dont les défauts étaient passés à la loupe. Une agressivité qui s'amplifiait à mesure que l'on se rapprochait du fameux vote à Singapour. France 2 a littéralement passé la ligne jaune dans la nuit du 6 juillet, dans un show en continu ayant commencé vers 3 heures du matin. «Voyons maintenant les atouts et les défauts de New York, de Madrid, de Moscou ou de Londres...» Bien évidemment, la loupe sortait des défauts en série de ces villes arrogantes ayant osé postuler à une candidature que seule la capitale de la Chiraquie pouvait défendre, Paris, qui comme chacun le sait, est la plus belle ville du monde mais on ne répétera jamais assez... On se demande où France 2 a récupéré le public, parfaitement dressé par des "chauffeurs de salle" comme avant le tournage d'un reality-show, réagissant au quart de tour lorsqu'il s'agissait de huer les "lacunes" des autres villes. Après 10 heures , les premiers votent tombent, la liste des villes éliminées s'égraine. Le public hurle et applaudit à chaque élimination. Cela tourne au jeu de massacre où le but est d'éliminer ses adversaires. On se sent mal à l'aise d'être français face à ce déluge de cocoricos. Bientôt, il ne reste que Paris et Londres en lice... Des journalistes de France 2 font les premiers lapsus: C'est formidable, la France a les jeux... Hélas, vers 13 heures 45, le couperet tombe, la France l'a dans le baba, c'est Londres qui a gagné... Un Trafalgar sans appel par 54 voix pour Londres contre 50 pour Paris... Analysons le pourquoi de cette décision du CIO. La Tribune de Genève écrit: «Paris et ses supporters ont subi hier une défaite aux conséquences incommensurables. L'amertume est à la hauteur des espoirs suscités par un projet qui emportait l'adhésion de toute la nation. Et c'est peut-être là que réside la principale erreur d'une candidature qui a trop vanté les atouts de la France, au lieu de se concentrer sur ceux d'une ville. [...] Londres, Madrid, New York et Moscou l'ont compris. [...] Or, Jacques Chirac a tenté de récupérer à son seul profit politique le vote de Singapour. Un quitte ou double qui, aujourd'hui, fait apparaître le président de la République comme un loser.» Cette fois, Chirac est mis au placard par la communauté internationale. Et il veut continuer à représenter la France. Après 4 échecs, Paris pour les JO 1992 (Barcelone), Lille pour les JO 2004 (Athènes) et encore Paris pour les JO 2008 (Pékin), la plus belle ville du plus beau pays du monde a une nouvelle fois perdu le 6 juillet 2005 à Singapour. La France avait pourtant imaginé le bon slogan: «Panem et Circenses»... «L�Amour des Jeux», mille excuses. 100% des Français étaient naturellement derrière le triumvirat Bertrand Delanoë, Henri Sérandour et le chef de l�État en personne. Les JO devaient régler les problèmes de chômage, relancer l'économie et la croissance et surtout redonner à Chirac un semblant de légitimité. Mensonges grossiers qui n'ont pas échappés au CIO. Selon les mêmes médias qui ne désarment pas: C'est la plus grande défaite de la France (ben tiens-donc). On hurle à l'injustice et on ose parler de "magouilles" ! «On va remettre ça la prochaine fois !» Faut oser... Selon Michel Barnier, ex-ministre des Affaires Étrangères du regretté Raffarin, ex-membre du CIO, ex-organisateur des JO d'Albertville (Savoie, 1992) et ex-membre de la Commission Barroso à l'UE, «Il n'y a pas de raison politique à la décision du Comité International Olympique (CIO) d'attribuer l'organisation des Jeux olympiques 2012 à Londres plutôt qu'à Paris...» L'ex-ministre du patrimoine olympique Michel Barnier ne voit pas de raisons politiques... Pourtant, le CIO, depuis la présidence du Belge Jacques Rogge (2), veut effectuer un "décrassage" au sein du CIO après les scandales de corruption (voir les JO d'Albertville, Michel Barnier). Barnier va plus loin et ne manque pas d'air. Toujours sur France 2 où il était invité comme s'il était toujours au gouvernement, il déclare «Il y a naturellement une atmosphère, une ambiance géopolitique ... Il y a d'autres raisons, d'autres réseaux, d'autres amitiés»... Fallait-il le préciser lorsqu'on a étudié le rapport de la Cour des Comptes sur les dérives financières des JO d'Albertville de 1992 en Savoie où Jacques Chirac et Édouard Balladur sont mouillés. La France va-t-elle survivre à cette humiliation ? Sarkozy va-t-il passer Londres au Karcher ? On accuse même Tony Blair d'avoir "proposé des trucs" au CIO. Et si le CIO en avait tout simplement assez des magouilles ? Selon le Réveil des Marmottes, cette dernière hypothèse serait plus vraisemblable... Le CIO n'aurait pas voulu couvrir un pouvoir à la dérive, et personne ne sait qui gouvernera la Sarkozie en 2012... |
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