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Fabricant: Boeing Aircraft Company et, sous licence, Douglas Vega et Lookheed 4 Wright Cyclone Gr-1820-97 en étoile de 1.200 CV Vitesse maximale: 462 km/h à 7 620 m d'altitude Vitesse de croisière: 293 km/h Altitude maximum: 10.850 m Rayon d'action avec 2 722 kg de bombes: 3 219 km Envergure: 31,62 m - Longueur: 22,78 m Hauteur 5,82 m - Surface d'ailes: 131,92 m² Armement: 13 mitrailleuses de 12,7 mm 2 dans les tourelles avant, dorsale, ventrale, arrière et dans les ouvertures latérales (gauche et droite). 2 autres dans le manchon de nez et une dans la cabine radio. Total maximum de bombes: 7 983 kg |
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Un avion majestueux, d'une
longévité et d'une adaptabilité
surprenantes. Bien plus sympathique aujourd'hui dans les
meetings aériens que lorsqu'il déversait ses
tonnes de bombes sur les populations civiles d'Europe. Le
B-17 Fying Fortress (forteresse volante) est resté
comme l'un des plus célèbres bombardiers
lourds de la seconde guerre mondiale. Le 16 Août 1934,
Boeing Aircraft Company de Seattle (USA) commence la
construction d'un bombardier lourd à quatre moteurs,
espérant ainsi l'emporter sur la concurrence...
Financé par la compagnie elle-même, le Boeing
299 a fait son premier vol le 27 juillet 1935. En raison de son succès,
l'US Air Force a commandé 13 Boeing 299 puis a
signé pour le YB-17. La livraison a commencé
le 17 janvier 1937. Le YB-17 de série fut
rebaptisé B-17 Flying Fortress. Beaucoup de
modifications ont été faites sur le B-17
pendant sa cadence de production: un armement plus lourd (13
mitrailleuses de calibre 50 et une tourelle commandée
à distance dans le nez sur les modèles B-17G
pour contrer les attaques frontales); de plus grands
réservoirs de carburant à obturation
automatique, une section arrière modifiée pour
une plus grande stabilité aux altitudes
élevées et un habitacle pour le mitrailleur
arrière plus confortable. Le B-17 était connu
pour sa capacité à résister à
des dommages importants et de (presque) toujours ramener son
équipage à la maison... Presque, car 4 735
B-17 ont tout de même été abattus durant
les missions de bombardement. |
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Au début des bombardements en Europe,
il était fréquent que les pilotes
prétextent n'importe quoi pour larguer leur cargaison
dans la mer et faire demi-tour avant d'arriver sur
l'objectif... Trop de nuages, plafond trop bas, orages, pas
de couverture aérienne, tout était bon pour
justifier l'abandon de la mission, ce qui n'empêchait
pas la DCA et les Messerschmitt d'abattre un grand nombre
d'entre eux... Pour remédier à ce "manque
d'audace à bombarder des villes", l'état major
de l'USAF a isolé le responsable des bombardements
dans un compartiment de l'appareil. Lorsque l'appareil
était assez proche de l'objectif, les pilotes
devaient passer le commandement au pilote bombardier. Le
navigateur scrutait le sol avec un périscope ventral.
En réalité, l'avion volait en palier
jusqu'à la cible. L'officier navigateur ordonnait
l'ouverture des soutes. Une fois les bombes
lâchées, il repassait les commandes aux pilotes
qui devaient essayer de ramener l'engin à la
base. |
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Les pilotes savaient que sur 5
tonnes de bombes lâchées sur une usine
d'armement, 5 toucheraient l'objectif sans lui faire trop de
mal. Le reste tomberait sur les civils... L'officier
responsable du largage était un militaire et n'avait
pas d'état d'âme. Il y a quelques
années, j'avais rencontré un
vétéran de la RAF, un pilote français
parti en Angleterre dès la défaite. Il a
été abattu avec son "Spit" au dessus de
Calais. Gravement blessé, l'état-major de la
RAF ne l'a plus autorisé à piloter. Il a
été muté comme mitrailleur de tourelle
sur un bombardier... Il m'a raconté comment,
tenaillés par la peur lorsque plongeaient les
Messerschmitt, ils devaient manoeuvrer eux-mêmes la
tourelle et la mitrailleuse, dans un habitacle
étriqué et étroit et comment ils
étaient des proies faciles pour les chasseurs
allemands. Lorsque l'un deux recevait les projectiles
destinés à faire exploser les moteurs,
c'était horrible. Sur ces photos, vous pouvez voir
comment il était difficile de se mouvoir dans un tube
compartimenté jonché d'appareils et de
câbles... Et quand l'avion était touché,
s'il n'explosait pas immédiatement en tombant comme
un brasier, sauter en parachute dans une panique
compréhensible relevait d'une prouesse de sportif de
haut niveau. Sans préjuger de qui avait tort ou
raison, dans tous les camps, ce fut un abominable
gâchis... De nos jours, la mentalité des
pilotes a changé. Ils sont parfaitement
conditionnés. Avec les missiles auto-guidés,
lorsque le projectile meurtrier atteint son but (???), le
pilote est déjà sur le chemin du
retour.. Un texte de Michel Mahler - 2003 |
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