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6 août 1945: Un B-29 de
l'USAF lance la première bombe atomique sur
Hiroshima, ville et port du Japon, au Sud-Est de l’île
de Honshu, détruisant la ville et faisant plus de 100
000 victimes. 9 août 1945: Un bombardier de l'USAF lance la seconde bombe atomique sur Nagasaki, ville et port du Japon, sur la côte Nord-Ouest de Kyushu, détruisant la ville et faisant plus de 80 000 victimes. L'humanité entre dans une nouvelle ère: Celle du nucléaire... En 2004, les pays dotés de l'arme atomique ont procédé à de multiples essais: 1 057 aux États-Unis, 715 en (ex) URSS, 210 en France, 45 en Grande-Bretagne, 46 en Chine, et d'autres comme le Pakistan, l'Inde et d'autres encore que nous ne "connaissons" pas. On peut estimer à plus de 2 500 le nombre d'explosions expérimentales dans le monde depuis Hiroshima, qui n'aura visiblement pas servi de leçon. Si on s'en tient aux communiqués officiels, certes, il faut être inquiet des risques de contamination voire quand-même de l'utilisation non-expérimentale que pourraient en faire certains états ou des monvements terroristes car il n'y a rien de plus facile, sous le couvert de ventes de centrales civiles par exemple, de fournir la bombe "clé en main" à n'importe qui; et l'ex-URSS est devenue un marché aux puces où peut tout trouver... Mais visiblement, personne n'a imaginé que ces 2 500 secousses ont pu ébranler les plaques tectoniques... |
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13 février 1960 - Gerboise bleue (1er essai de la bombe nucléaire française) 1er avril 1960 - Gerboise blanche 27 décembre 1960 - Gerboise rouge 25 avril 1961 - Gerboise verte Un rapport du CEA de 1960 décrit une une zone contaminée sur 150 km. |
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Le Hoggar (ou Ahaggar),
massif du Sahara central (Algérie), habité par
les Touareg (2918 m au Tahat). Ville principale:
Tamanrasset. |
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En 1961, la France doit stopper
ses essais aériens. C'est le début des tirs
souterrains. Un site est choisi: In Ecker, au Sahara, au Sud
de Reggane. Les tirs seront réalisés dans des
galeries creusées horizontalement dans le Tan Afella,
un massif granitique du Hoggar. Le 7 novembre 1961, c'est le premier essai
nucléaire souterrain français. Le 1er mai
1962, 2eme essai, c'est "l'accident" du Béryl (nom de
code du tir): un nuage radioactif s'est
échappé de la galerie. De novembre 1961
à février 1966, treize tirs sont
effectués dont quatre n'ont pas été
totalement contenus ou confinés. Malgré cela,
les essais ont continué. Les Accords d'Évian
(19 mars 1962, fin de la guerre d'Algérie) obligent
la France à abandonner les essais nucléaires
au Sahara, elle s'est alors mis à la recherche d'un
nouveau site. |
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Hoggar, Sahara 1er mai 1962 |
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«Ce jour-là, c'est
en short et chemisette que j'assiste au "spectacle"... La
montagne blanchit, le sol ondule. Pour moi, c'est
très beau, cette flamme rouge et noire qui sort de la
montagne (...). "Venez voir, c'est beau, vous ne risquez
rien !" Cela m'empêche de réagir, et je ne suis
pas le seul.» Le militaire met un certain temps avant de réaliser que ce qu'il voit n'est pas normal... C'est alors la panique. Officiels, soldats et civils courent vers la base, sauf les appelés, qui attendent les ordres. Le nuage nucléaire se déplace, mortellement. Gaston Palewski, ministre de la recherche scientifique et des affaires atomiques, était présent. Il succombera à une leucémie en 1986. Pierre Messmer, le ministre des armées, s'en tirera sain et sauf... |
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Le Quotidien d'Oran, 30 novembre 2003 Extraits |
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Des Français victimes
des essais nucléaires menés par l’armée
française en Algérie entre 1960 et 1962 ont
officiellement déposé une plainte
auprès de la justice française. Ils viennent
pour la première fois de réagir en
réclamant justice et vérité... La
France a effectué 210 essais nucléaires, dont
45 atmosphériques au Sahara algérien et en
Polynésie française... La mobilisation des
victimes françaises fera réagir les victimes
algériennes. En plus des conséquences sur la
population de la région, certains parlent d’un acte
de génocide perpétré en 1961 contre 150
prisonniers algériens qui ont été
attachés à un kilomètre du lieu d’un
essai nucléaire à Reggane...
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Gravement préoccupé par le
défi que les essais nucléaires auxquels ont
procédé l'Inde puis le Pakistan constituent
pour les efforts déployés à
l'échelle mondiale en vue de renforcer le
régime international de non-prolifération des
armes nucléaires et gravement préoccupé
aussi par le danger pour la paix et la stabilité dans
la région, profondément
préoccupé par le risque d'une course aux
armements nucléaires en Asie du
Sud
et résolu à prévenir
celle-ci,
1. Condamne les essais nucléaires auxquels ont procédé l'Inde les 11 et 13 mai 1998 et le Pakistan les 28 et 30 mai 1998; 3. Exige que l'Inde et le Pakistan s'abstiennent de procéder à de nouveaux essais nucléaires et, dans ce contexte, demande à tous les États de ne pas effectuer d'explosions expérimentales d'armes nucléaires ou autres explosions nucléaires, conformément aux dispositions du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires; 9. Se déclare gravement préoccupé par l'effet négatif des essais nucléaires effectués par l'Inde et le Pakistan pour la paix et la stabilité en Asie du Sud et au-delà; 10. Réaffirme son engagement plein et entier à l'égard du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, ainsi que l'importance cruciale de ces instruments, qui constituent la pierre angulaire du régime international de non-prolifération des armes nucléaires et les fondations essentielles pour la poursuite du désarmement nucléaire... |
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Résolution 1172 (1998) adoptée par le Conseil de sécurité à sa 3890e séance, le 6 juin 1998 Extraits Evidemment, personne
n'évoque l'impact des "ondes de choc" sur les plaques
tectoniques... Or, la première conséquence des
explosions nucléaires souterraines a pour effet de
déstabiliser les plaques, c'est tellement
évident que bien sûr personne ne veut
l'admettre... Folie d'un aveuglement voulu ou
incontrôlé, le résultat est le
même: Nous allons irrémédiablement vers
un holocauste planétaire... Imaginons ce
scénario (que j'ai évoqué dans
l'Aventure
de l'Humanité): Un attentat, un séisme ou un
"accident" sur un site nucléaire (personne n'a jamais
pu vérifier la puissance réelle des bombes)...
Il s'en suivrait une réaction en chaîne digne
de l'Apocalypse (au sens de "fin du monde" dans ce cas). Car
en plus la riposte serait immédiate, les ordinateurs,
dépourvus de conscience, analyseraient ces
"explosions nucléaires" comme des attaques et
déclencheraient d'autres tirs un peu partout... Vous
pensez que c'est de la science-fiction ? Vos enfants
comprendront que non; mais il sera un peu tard...
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Le RdM |
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