Les Jeux Olympiques d'Albertville - Février 1992 - Le COJO (1)

Grenoble 1968, Isère, France... Les Jeux Olympiques d'hiver vont se solder par un désastre financier. Les français vont éponger les dettes pendant 25 ans. 5 décembre 1981: L'idée des J. O. de Savoie est lancée; le 11 décembre, le projet prend forme à Val d'Isère (Savoie), la station huppée de Jean-Claude Killy et de Michel Barnier (originaire de La Tronche, Isère, fief d'Alain Carignon). Depuis des années, Barnier vise la Savoie où il occupe désormais ses fonctions. Le 26 janvier 1983, le dossier est déposé et le 27 avril 1984, l'Association de Création du Comité de Candidature est enregistrée. Sont nommés président et vice-président: Michel Barnier et Jean-Claude Killy. Du 3 au 6 juin 1986, la candidature de la Savoie est défendue à Berlin-Est à une cession du CIO (Comité International Olympique présidé par Juan Antonio Samaranch, multimilliardaire propriétaire de plusieurs banques et membre de l'Opus Dei). 

1986: Première Cohabitation
Le 10 avril 1986, Jacques Chirac, premier ministre, reçoit Michel Barnier et Jean-Claude Killy, Henry Dujol
(maire d'Albertville) et le Président du Conseil Régional de Rhône-Alpes.
Le 15 avril 1986, Barnier remet le dossier au Président de la République.

Le 17 octobre, le CIO réuni à Lausanne attribue les XVIèmes Jeux Olympiques d'hiver à Albertville. Lillehamer, qui était candidate, est éliminée. Pour que cette charmante bourgade de Norvège ne crie pas au scandale, le CIO va changer la règle établie, Lillehamer aura ses jeux non pas 4 ans mais 2 ans après Albertville...
Y aurait-il eu "arrangement" entre les deux membres de l'Oeuvre, Michel Barnier représentant
le COJO et Antonio Samaranch représentant le CIO ?

1987: La guerre éclate: La querelle de clochers est engagée
Barnier en veut trop et ignore totalement les stations de Maurienne qui auront leur autoroute; les JO seront ceux de la Tarentaise, la Maurienne récupérera la pollution et le vacarme des PL. Killy, qui se sent lésé financièrement, pique sa crise de nerfs et quitte l'organisation (qu'il réintégrera plus tard, nous verrons comment il sera récompensé).

Le 24 février 1987, Michel Barnier est nommé président du Conseil d'Administration du COJO (Comité d'Organisation des Jeux Olympiques). Le même jour, il dépose les statuts du COJO à la Sous-préfecture d'Albertville.

Rappelons l'article 23 de la Constitution Française:
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec TOUT mandat parlementaire, de TOUTE fonction de représentation professionnelle à caractère national et de TOUT emploi public ou de TOUTE activité professionnelle.

Évitons de citer le Code électoral, les articles concernant l'inéligibilité et les incompatibilités
sont tous arbitrairement ignorés et bafoués.

SONT MEMBRES DU COJO:
Jacques Chirac (Premier Ministre) - Charles Pasqua (Ministre de l'Intérieur)
Édouard Balladur (Ministre du Budget) - Alain Carignon (Ministre de l' Équipement)
Bernard Pons (Ministre des Affaires Étrangères) - Christian Bergelin (Ministre des Sports)
Le Directeur des Sports - Le Préfet de la Savoie - Michel Barnier (député de la Savoie)
Jean-Claude Killy - Le CIO (Comité International Olympique)
Le CNOSF (Comité National Olympique et du Sport Français)
La FFS (Fédération Française de Ski) - La FFSG (Fédération Française des Sports de Glace)
La région Rhône-Alpes - Le département de la Savoie (présidé par Michel Barnier)
L'Association de maires de Tarentaise

Sont désignés au Conseil d'administration du COJO:
Le Président du Conseil Général (Michel Barnier) - Le Ministre du Budget ( Édouard Balladur)
Le Ministre des Sports (Christian Bergelin) - Le Président du Conseil Régional (Rhône-Alpes)
Le Préfet de Savoie - Le Maire d'Albertville (Henry Dujol)
Michel Bally (PDG de la SFTRF - Tunnel du Fréjus et autoroute de Maurienne)
Michel Ziegler (Maire de Courchevel, inéligible pour escroquerie)

Sont impliqués dans l'affaire:
La SAS (Société d'Aménagement de la Savoie: Barnier et le CA des Savoie)
l'AICS, le CILS (Sociétés satellites de la SAS) - Les SIVOM, l'OPAC, les HLM et la DDE

Le 20 juillet 1988, Jean-Albert CORRAND est nommé Directeur Général du COJO en remplacement de Claude Villain. Or, J.-A. Corrand n'est autre que le PDG de la SATM (Société Auxiliaire de Transport et de Matériel) ( BBC) qui a le monopole absolu sur le béton et le transport, ce qui explique une envolée subite du prix du béton: +50% dès 1988.

17 novembre 1987: Création de l'association SAVOIE 92 avec (entre autres)
Jean de Beaumont (PDG de Rossignol) - Jérôme Monod (PDG de la Lyonnaise des eaux)
Le Président de la Chambre de Commerce et d'industrie

8 septembre 1988: Création de l'association CLUB COUBERTIN 92 avec (entre autres)
IBM France, Le Crédit Lyonnais, BIS, RENAULT, AGF, la SNCF, la Poste, EDF, France Télécom, Air France,
Alcatel, Thomson, Evian, Yoplait, K-Way, La Générale Sucrière, Vinco, Bose, Gaspard, Vicat...

Michel Barnier - La saga Gaymard


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