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Mercredi 3 mai 2006
Neil Young, chanteur canadien vivant aux USA, demande dans son nouvel album «Living With War» (Vivre avec la guerre), la démission du président George W. Bush. Dans sa chanson «Let’s Impeach the president», l'artiste invite à engager la procédure «d’impeachment» qui conduirait à la destitution de George Bush. L'album contient 10 chansons de protestations très engagées, à l'image des chansons de Bob Dylan ou de Joan Baez dans les années 1960-1970 (contre la guerre du Vietnam par exemple). La qualité des musiques, le son des guitares électriques et une chorale mettent les textes en valeur. Neil Young est auteur-compositeur-interprète. Il est aussi pianiste, guitariste et harmoniciste. Neil Young est né à Toronto (Canada) le 12 novembre 1945. Il est le fils du journaliste Scott Young. Il a fondé le groupe rock «The Squires» puis il a joué avec «Mynah Birds». Il s'installa à Los Angeles puis à Detroit et fonda en 1966 «Buffalo Springfield» avec Stephen Stills, Richie Furay, Bruce Palmer et Dewey Martin. Neil Young forma aussi «Crosby Stills Nash and Young» en 1969 avec David Crosby, Steven Stills et Graham Nash. |
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Dans
ce dernier album, Neil Young s'en prend à George W.
Bush: «Let’s impeach the president for lyin’,
misleading our country into war, abusing all the power that
we gave him...» (Destituons le président, pour
avoir menti, conduit notre pays à la guerre,
abusé de tous les pouvoirs que nous lui avons
donné). L'artiste dénonce d'autres agissements
du président américain: George W. Bush aurait
loué les services de criminels, déformé
les faits pour envoyer des hommes à la guerre,
espionné les citoyens, piraté la religion pour
se faire élire et négligé les Noirs
après le passage de l’ouragan Katrina sur la
Nouvelle-Orléans. Répondant à ses
détracteurs conservateurs, l'artiste répond:
«Je suis fier d’être Canadien, et je suis fier de
vivre aux États-Unis, et de payer mes impôts
aux Etats-Unis depuis 40 ans, je suis fier de mes 3 enfants
américains, et de ma femme américaine.
J’utilise mon droit d’expression, ce droit pour lequel se
battent nos gars en Irak.» L'album se termine par une
note d'espoir: «America The Beautiful». La belle
Amérique, celle que Neil Young souhaite. C'est aussi
ce que souhaite le RdM, pour l'Amérique, et pour la
France, où la fin du règne de Jacques Chirac
tourne à la tragicomédie.
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Vendredi 30 juin 2006
Chronologie des fautes. 2000: L'élection est pipée, il faudra plusieurs jours aux juges pour déclarer George Bush vainqueur contre le Démocrate Al Gore ayant pourtant la majorité des voix. 2003: Mensonges pour envahir l'Irak (après les attentats du 11 septembre 2001). 2004: L'élection présidentielle est pipée, le candidat Démocrate John Kerry préfère admettre sa défaite pour éviter aux USA une répétition du comptage de 2000. 2005: Des sénateurs lâchent Bush ainsi que des vétérans du Vietnam. 2006: Les Républicains perdent des sièges au Congrès et au Sénat. Les législatives s'annoncent mal pour l'administration Bush. Une majorité d'Américains demande le retrait des troupes d'Irak. Neil Young réclame la destitution du Président. Juin 2006: Tilt au Graceland "Elvis Presley" dans le Tennessee. Game Over. |
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C'est en voyage au paradis du King où il
rencontrait son ami le premier ministre du Japon, Junichiro
Koizumi, lui-même sur le départ (le Japon va
retirer ses troupes d'Irak comme l'Italie), que George W.
Bush a accusé un coup fatal. La Cour Suprême,
la plus haute instance judiciaire des États-Unis,
rend son verdict. Les "commissions militaires" mises en
place par le président Bush sans l'accord du
Congrès sont illégales. La Cour Suprême
va plus loin, ces "commissions militaires"
(Guantánamo) violent la loi martiale des USA et la
Convention de Genève. 460 prisonniers de guerre sont
détenus à la base militaire américaine
de Guantánamo à Cuba dans des conditions
dénoncées par les associations
américaines et par la communauté
internationale. La Cour Suprême des USA estime que le
président Bush n'avait pas l'autorité pour
instituer ces tribunaux militaires. Les "procès" sont
également en contradiction avec la justice militaire
américaine. Tout a commencé lorsque Salim
Hamdan, l'ex-chauffeur d'Oussama ben Laden, a
été arrêté en Afghanistan en
novembre 2001 et inculpé de complot en juillet 2003.
Il fut jugé par un tribunal militaire d'exception
après les attentats du 11 Septembre 2001, sans aucune
intervention du Congrès. Il a contesté les
procédures. La Cour Suprême rappelle en outre
un fait qui pourrait mettre le président Bush en
fâcheuse posture: Selon la constitution des
États-Unis, si le président est le chef des
armées, c'est le Congrès qui a le pouvoir de
déclarer la guerre et d'organiser les procès
des prisonniers de guerre. Cette faute grave pourrait
entraîner la procédure en destitution du
président Bush si les Démocrates la
demandaient.
La première procédure d'impeachment fut engagée contre le président Andrew Johnson (Démocrates) en 1868. La seconde procédure d'impeachment fut engagée contre le président Richard Nixon (Républicains) en 1974 suite à l'affaire du Watergate. Richard Nixon a démissionné le 8 août 1974. La troisième procédure d'impeachment fut engagée contre le président Bill Clinton (Démocrates) le 8 octobre 1998 suite à l'affaire du "Monicagate" (Monica Lewinsky). Bill Clinton s'en est sorti de justesse. La quatrième procédure d'impeachment de l'histoire des USA sera-t-elle celle de George W. Bush (Républicains) dans l'affaire de l'Irak Gate ? Car ce n'est pas tout. Un documentaire sur le réchauffement climatique fait un tabac aux USA. "An inconvenient truth" (La vérité qui dérange), réalisé par Al Gore, l'ex-vice-président de Bill Clinton (1992 à 2000) et ancien candidat Démocrate à la présidentielle de 2000 face à George Bush, accuse l'administration Bush de mettre à mal le protocole de Kyoto et d'empirer le bouleversement climatique pour préserver ses intérêts. Selon Al Gore, l'administration Bush est «une bande de renégats extrémistes de droite»... Al Gore veut faire de l'écologie et de l'énergie propre son principal combat. Un autre film documentaire réalisée par Chris Paine, "Who killed the electric car?" (Qui a tué la voiture électrique?), fait lui aussi des ravages aux USA. Il évoque la voiture électrique EV-1 de General Motors (1990). Le sénateur John Kerry, dans un message, a publiquement évoqué les énergies propres et la fin progressive du "tout pétrole". John Kerry a également remporté une grande victoire (dans un combat soutenu par le RdM et Noutnoute) en empêchant les forages voulus par George Bush dans le refuge de l'Alaska. Les Démocrates doivent aujourd'hui exiger la procédure d'impeachment contre le président Bush pour des fautes gravissimes envers les plus hautes institutions américaines, la violation des amendements et de la Constitution des États-Unis d'Amérique. |
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