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Mardi 10 octobre 2006
Al Gore avait 52 ans lorsqu'il fut candidat à la présidentielle de 2000 aux États-Unis contre George W. Bush. Il aura fallu ce simulacre de la Cour Suprême pour déclarer Bush vainqueur. Al Gore, le candidat Démocrate, avait plus de 500 000 voix d'avance sur le Républicain George W. Bush. Al Gore se bat depuis plus de 30 ans pour dénoncer les politiques irresponsables en matière d'énergies. Al Gore fut sénateur Démocrate et vice-président de Bill Clinton. Il a participé à la rédaction du protocole de Kyoto (la réduction des gaz à effet de serre) ratifié par 132 pays. Le nouveau président, George W. Bush, a refusé de le signer en 2000 car selon lui, «le traité était contraire aux intérêts des États-Unis». |
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George
Bush s'amusait à traiter le candidat Al Gore de
«Ozone Man». Dès septembre 2002, Al Gore
s'est opposé à l'invasion de l'Irak. À
58 ans, il nous revient avec un film extraordinaire,
«An Inconvenient Truth» (Une vérité
qui dérange), un documentaire scientifique
magistralement réalisé par Davis Guggenheim.
Le film sort à Paris le mercredi 11 octobre, Al Gore
sera à Paris la semaine prochaine. C'est un terrible
avertissement sur les conséquences du
réchauffement de la planète et du
dérèglement climatique. «En 2050, toute
la glace de l'Arctique aura peut-être fondu... 279
espèces animales ont déjà
commencé à réagir au
réchauffement climatique et à se rapprocher
des pôles... Nous sommes en situation d'urgence
planétaire... L'humanité n'a peut-être
plus qu'une dizaine d'années pour réagir avant
de franchir un point de non retour... Mais je suis
persuadé que la bataille peut être
gagnée...» Le film est agrémenté
de scènes montrant une élévation de 6
mètres du niveau des mers, le littoral chinois
inondé, la fonte des neiges du Kilimandjaro, le recul
des glaciers de Patagonie, la région de Calcutta sous
les eaux et même Manhattan en grande partie
noyé. «Mon objectif est de provoquer un
déclic, de faire que les politiques débattent
pour trouver de vraies solutions et de faire évoluer
la mentalité des Américains pour qu'ils
demandent des actes...»
Dans «An Inconvenient Truth», Al Gore évoque une montée du niveau des océans due à la fonte des calottes polaires et des glaciers. «La dernière erreur consiste à admettre la réalité du problème mais à croire qu'il nous dépasse. Trop de gens vont directement du déni au désespoir sans passer par l'étape qui consiste à agir pour résoudre le problème...» Al Gore a obtenu de nombreux soutiens financiers et a investi les sommes colossales qu'il a gagnées en tant que conseiller à la direction de Google. Le président de Google, Eric Schmidt, l'avait soutenu en 2000. Al Gore songe-t-il à l'investiture des Démocrates à la présidentielle de 2008 ? Les primaires vont débuter en 2007, Hillary Clinton est toujours en tête avec 35 % des intentions de vote. Al Gore obtient 16 % et John Kerry pourrait briguer lui aussi l'investiture. Une chose est sûre, les Démocrates vont emporter une large victoire aux élections de mi-mandat en fin 2006 et le (ou la) président(e) des États-Unis sera Démocrate en 2008. En 2007, l'administration Bush, minoritaire, ne pourra plus imposer sa politique irresponsable, tant en Irak qu'en matière d'environnement. |
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Jeudi 14 décembre 2006 - Une fois de plus, le RdM se range aux
côtés des Démocrates et soutient le
combat d'Al Gore pour lutter contre le réchauffement
climatique. Mike a reçu un message du
sénateur John Kerry et le texte qui accompagne
la pétition signée par le RdM. Une lueur
d'espoir, le Congrès Démocrate entrera en
fonction en janvier. Le RdM a invité ses lecteurs
à signer cette pétition. Nous sommes loin du
Reality Show Nicolas Sarkozy et Ségolène
Royal agrémenté d'un écran de
fumée (Nicolas Hulot). C'est facile de tout
mettre sur le dos des États-Unis, surtout lorsqu'on
ne veut rien faire. Al Gore, John Kerry et d'autres se
battent depuis des années. Lorsque les
Démocrates seront à nouveau à la Maison
Blanche, l'Amérique aura déjà
commencé à prendes les mesures efficaces. Nos
batailles de clochers mettront l'Europe et la France
à la traîne car les promesses
électorales de Nicolas Sarkozy ou de
Ségolène Royal ne sont que du vent. Des
mesures stupides et sans effet sinon celui de taxer les
gens en réchauffant les privilèges d'une caste
de seigneurs uniquement aveuglés par leur soif
de pouvoir. Al Gore et John Kerry sont tout le
contraire. Ils sont les dignes héritiers de
John
Fitzgerald Kennedy.
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