|
|
|
|
|
|
|
La
conférence sur le climat de Bali (une île de
l'Indonésie) se déroulant en décembre
verra débouler les cortèges de grosses
berlines ministérielles polluant plus que 10 Rafale
vendus à Kadhafi en rab des armes. Un Suisse, Louis
Palmer, est parti de Helvétie le 3 juillet et
arrivera début décembre à Bali avec son
taxi fonctionnant à l'énergie solaire et
transportera des participants. Le prototype est une voiture
à trois roues équipée d'une remorque
armée de six mètres carrés de panneaux
solaires alimentant une batterie fournissant à
l'engin une autonomie de 100 kilomètres. En 1986,
Louis Palmer, âgé de 14 ans, rêvait de
faire le tour du monde mais sans polluer la planète.
Il a alors imaginé de fabriquer cette voiture
solaire.
|
|
|
Louis
Palmer a pu construire son engin avec la coopération
de quatre universités et de quinze
sociétés privées suisses. Louis Palmer
a déjà traversé l'Afrique à
bicyclette et l'Amérique du Nord avec un petit avion.
Selon lui, «C'est la première fois de l'histoire
qu'une automobile fait le tour du monde sans une seule
goutte d'essence...» De nombreux participants à
la conférence sur le climat de Bali ont
demandé à être transportés dans
le taxi solaire de Palmer. «Cette machine fonctionne
comme une horloge suisse !» a précisé le
constructeur.
|
|
|
|
Les
larmes de Ban Ki-Moon, le secrétaire
général de l'ONU, n'y changeront rien, la
conférence sur le climat de Bali s'est achevée
ce 15 décembre 2007 sur un échec. Selon le
Réveil des Marmottes, il est déjà trop
tard. Il aurait fallu prendre des mesures à
l'échelle de la planète il y a 30 ou 40 ans.
Le dérèglement du climat que nous observons
aujourd'hui est le résultat de la pollution d'il y a
vingt ans. Dans vingt ans, la jeune génération
subira les effets de la pollution actuelle. Samedi, les
dirigeant de notre monde ont adopté une "feuille de
route" dont les conclusions seront publiées fin 2009
à la conférence sur le climat de l'ONU
à Copenhague. Les mesures prises (si des mesures sont
enfin réellement prises !) devraient succéder
aux engagements du protocole de Kyoto expirant en
2012.
|
|
|
Pour
Ban Ki-moon, le secrétaire-général de
l'ONU, venu en renfort à Bali pour sauver la
conférence, «C'est un premier pas
décisif...» L'administration de George Bush a
jusqu'au bout montré une hostilité concernant
des "mesures contraignantes" pour réduire les
émissions de gaz à effet de serre
L'Amérique aurait finalement "lâché du
lest" pour, selon Sigmar Gabriel, le ministre allemand de
l'Environnement, «ne pas passer pour le pays qui aurait
fait capoter la conférence...» Pour Brice
Lalonde, l'ambassadeur de France pour le climat et Nathalie
Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'État
chargée de l'Écologie (France), cet
échec est déjà mieux que rien... En
attendant, «il restera quelques mois pour boucler les
termes du nouvel accord et le ratifier en 2012...» Al
Gore a suggéré de signer un accord en passant
outre la volonté de l'administration Bush. Steve
Sawyer, un responsable de la GWEC (Global Wind Energy
Council), un vétéran des batailles sur le
climat, souhaite carrément un "nouveau Katrina" ou un
désastre naturel «pour accélérer
la prise de conscience et accroître les pressions sur
le gouvernement fédéral
américain...»
|
|
|
|
Jean-Louis Borloo, le ministre de
l'Écologie, qui participe à la
conférence sur le climat à Bali, a
contribué ce jeudi de façon originale à
la reconstitution d'un massif corallien. De source
officielle, Jean-Louis Borloo n'avait pas prévu ce
plongeon. Pour aller planter un morceau de corail sur le
fond marin, comme il n'avait pas emporté de maillot
de bain, le ministre s'est mis en caleçon et s'est
équipé d'un masque de plongée. Un geste
fort, à quelques jours de Noël, pour tenter de
prolonger le protocole de Kyoto après 2012.
Toutefois, selon les sources du Réveil des Marmottes,
la conférence de Bali est dans une impasse. «Le
transfert des technologies propres vers les pays
émergents se fonderait sur des raisons
incompréhensibles...» Faudra-t-il attendre que
le Père Noël fasse sa tournée en slip
rouge dans un traîneau tiré par des chameaux
pour réagir face au dérèglement
climatique ?
|
|
|
Le
tourisme hivernal dans l'extrême nord de l'Europe
subit dangereusement le réchauffement climatique.
Chaque année, à l'approche de Noël,
à Rovaniemi en Laponie finlandaise, les habitants,
les élus, les commerçants, les agences
touristiques et les éleveurs de rennes scrutent le
ciel espérant y voir des signes d'un hiver d'antan.
En effet, Noël arrive et la rivière Ounaskoski
traversant la Laponie finlandaise n'est toujours pas
gelée. Jarmo Kariniemi, le propriétaire du
«Santa Claus' Office» de Rovaniemi, où plus
de 340 000 visiteurs viennent rencontrer le Père
Noël chaque année, est très
préoccupé. «En ce début de
décembre, l'enneigement est tout juste de 20
centimètres, c'est suffisant pour les motoneiges et
les traîneaux mais sur les rivières et les
lacs, il n'y a toujours pas de glace.» Le climatologue
Heikki Tuomenvirta n'est guère plus optimiste:
«La saison touristique hivernale dans les pays
nordiques va continuer de raccourcir de façon
spectaculaire et rapide... Les températures moyennes
en Finlande augmenteront de 3 à 6 degrés
Celsius en hiver d'ici quelques années,
peut-être même de 4 à 8 degrés. La
moyenne à Rovaniemi passerait ainsi de -15°C
à l'époque de Noël à -8°C...
Les précipitations hivernales vont augmenter, neige
et pluie confondue, puis la pluie prendra le pas, faisant
rétrécir le manteau de neige de la
Laponie...»
Carina Winnebäck, la gérante d'un hôtel à Enontekiö au nord de Rovaniemi, affirme avoir convaincu des tour-opérateurs britanniques d'y faire atterrir des charters. Le réchauffement du climat aura des conséquences dramatiques pour la faune, la flore et les populations locales. L'élevage de rennes, l'activité principale des Sâmes, des Lapons de la péninsule de Kola en Russie, est lui aussi menacé. En 2006, dans le nord de la Russie, les températures ont chuté brutalement de -28 à 0 degré. Les rennes risquent tout simplement de disparaître affirme Bruce Forbes, un biogéographe de l'Institut arctique de Rovaniemi. Le Réveil des Marmottes vous propose l'emploi du temps de Shaun Nugent, un entrepreneur de travaux publics de Carlisle dans l'ouest de l'Angleterre, venu avec avec sa femme Mandy et leurs filles, Sophie, 11 ans, et Chelsea, 9 ans, à Rovaniemi dans le Grand Nord finlandais où vit le Père Noël: Il est 12 heures 03 (heure locale). À la latitude 66° 33' Nord, la température extérieure est de -10°C et l'enneigement est de 20 cm. L'entrevue sera courte, dans 7 heures, la famille reprendra l'avion pour l'Angleterre. Coût de l'opération: 1800 Euros. Environ 35 000 "day-trips" de Noël britanniques et irlandais visitent ainsi la Laponie finlandaise pour Noël accueillis par des elfes. «Bienvenue en Finlande ! Par ici !...» Destination: Santa Park, un parc creusé dans la roche à cinq minutes de l'aéroport, pour une balade en traîneau et motoneige et une rencontre avec le "Joulupukki", le père Noël Finlandais. À deux kilomètres plus au nord, Luis Hernandez, sa femme Graziella, et ses filles Cécilia, 6 ans, et Lara, 3 ans, déboulent de Madrid sur le cercle polaire où se trouve le "Santa Claus' Village" et le "Santa Claus' Office", le bureau du père Noël. Ici, on passe directement ses commandes au Père Noël. La visite ne dure pas plus d'une minute et l'attente peut durer plus d'une heure. Au mur, on peur voir des photos du Père Noël flirtant avec les Spice Girls... Pour 39 Euros, Jouni, Elina Rajalampi et leurs enfants, une famille du sud de la Finlande, pourront voir leur rencontre avec le Père Noël sur écran géant... 18 heures, retour à l'aéroport pour la famille Nugent et les touristes britanniques. Comme la nuit tombe vers 15 heures, ils n'ont pas vu la lumière bleue des aurores boréales. «L'an prochain, nous louerons un chalet pour rester plus longtemps...» 19 heures 20, l'avion décolle. Dans 3 heures 30, ils seront de retour en Angleterre. Dans dix ans, ils iront admirer Jean-Louis Borloo en slip sur la plage remplaçant la banquise. |
|
|
|
Pas un
mot au Grenelle de l'Environnement ni à la
conférence de Bali sur le climat. Le Réveil
des Marmottes va une nouvelle fois faire grincer des dents
sur un sujet tabou, "le" sujet qui fâche. Une des
principales raisons de la déréglementation du
climat n'est quasiment jamais évoquée: La
surpopulation. Pour comprendre de quelle façon notre
planète s'est peuplée et à quel rythme,
le Réveil des Marmottes vous propose un petit tableau
sur l'évolution de la population humaine depuis le
Néolithique (environ 9 000 ans avant J.-C.) à
nos jours. L'évolution démographique va
littéralement exploser vers l'an 1500 de notre
ère. À la fin du Néolithique
(l’invention de l’écriture vers 3 300 ans avant
J.-C.), on estime la population humaine à moins d'un
million d'habitants. À l'époque de
Jésus, la population mondiale est de 5 millions
d'individus, en 1800 de 1 milliard, en 1930 de 2 milliards,
en 1960 de 3 milliards, en 1975 de 4 milliards, en 1987 de 5
milliards, en 1999 de 6 milliards et en 2006 de 7 milliards
selon les sources des plus sérieuses. En 2008, nous
approcherons donc en réalité de 8 milliards et
non de 7 milliards.
|
|
|
|
|
|
|
Le RdM |
|
Les News |