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Lundi 17 avril
2006 |
Michèle Alliot-Marie est née le
10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi dans le
Val-de-Marne. Elle est la fille de Barnard Marie, un
ex-arbitre de rugby et accessoirement
ex-député-maire de Biarritz dans les
Pyrénées-Atlantiques. Les exploits du papa
Marie ont sans doute marqué la petite Michèle.
Une nuit de pleine lune, elle a vu Bernadette Chirac en
rêve. «Un jour, tu pourras arbitrer des matchs
où les ballons sont remplacés par des bombes
et où les rugbymans sont armés et
s'entre-tuent.» (Bernard Marie fut le premier arbitre
français à avoir arbitré un match de
rugby du Tournoi des Cinq Nations, sa fille sera la
première ministresse de la guerre en Chiraquie).
Alliot-Marie est une proche de Jacques Chirac. En principe,
elle aurait, selon des fuites UMPistes, dû être
nommée Première ministresse (ou Premier
ministre femme) au lendemain de la défaite de l'UMP
le 29 mai 2005 (la victoire du "non" au
référendum). Nous connaissons la suite,
Dominique de Villepin, le cerveau de Jacques Chirac, a
préféré se nommer lui-même. De
Villemiche l'a quand-même reconduite au poste de
ministresse de la guerre, noblesse
oblige.
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La ministresse de la Défense a quelques
diplômes en droit privé, en sciences
politiques, en histoire du droit et une maîtrise
d'ethnologie. Elle est avocate, docteur en droit, docteur en
sciences politiques et docteur Folamour pouvant faire joujou
avec les bombes de Chirac. Elle est aussi titulaire du CAPA
(Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat) et
du Certificat de Droit et d'Économie pour l'Afrique
(Mais non ! Rien à voir avec le Tchad ou la
Côte d'Ivoire). Michèle Alliot-Marie est
Maître de conférences à
l'université de Paris 1. Son parcours de combattante
est riche.
En 1981, elle est secrétaire nationale chargée de la fonction publique au RPR. En 1990, elle est secrétaire générale-adjointe chargée des affaires étrangères du RPR. En 1991, elle est membre du bureau politique du RPR. En 1998, elle est membre de droit du comité politique du RPR. De 1998 à 2002, elle est vice-présidente du groupe RPR à l'Assemblée Nationale. De 1999 à 2002, elle est présidente du RPR. De 1983 à 1988, elle est conseillère municipale de Ciboure dans les Pyrénées-Atlantiques. De 1989 à 1992, elle est conseillère municipale de Biarritz. En 1994, elle est conseillère générale des Pyrénées-Atlantiques. De mars 1986 à juin 1997, elle est députée de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. De 1988 à 2002, elle est membre de la commission des affaires étrangères. En 1991, elle est membre de la commission de contrôle des universités. De 1995 à 1996, elle est membre de la commission de la défense nationale et des forces armées. De 1997 à 2002, elle est membre de la délégation de l'Assemblée Nationale pour l'Union Européenne. En 1996, elle est membre de l'office parlementaire d'évaluation de la législation et en devient présidente de 1997 à 2002. De 1989 à 1992, elle est députée au parlement de l'UE. De mars 1986 à mai 1988, elle est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Jacques Chirac. De mars 1993 à mai 1995, elle est ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Édouard Balladur. De mai 2002 à juin 2002, elle est ministre de la Défense et des Anciens combattants dans le gouvernement Raffarin 1. Depuis juin 2002, elle a été nommée puis renommée et re-renommée ministresse de la Défense dans les gouvernements Raffarin 2 (2002 à 2004), Raffarin 3 (2004 à 2005) et du gouvernement Galouzeau de Villepin (2 juin 2005). Le 24 janvier 2006, on a pu lire sur son blog directement relié au nuage de l'Élysée par le www "Allô Marie" une info rassurante: Le projet du deuxième porte-avions français, qui doit être construit avec le Royaume-Uni, n'avançait guère plus vite que le Charles de Gaulle (ex-Richelieu) titillant l'Iran avec une armada nucléaire en mer d'Oman. Michèle Alliot-Marie rêve elle aussi de l'Élysée. Le 6 avril 2006, elle a déclaré qu'elle «n'excluait rien» et qu'elle «pourrait décider début 2007 de se porter candidate à l'élection présidentielle». Le jeudi 13 avril 2006, le bureau (1) de la ministresse de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a été perquisitionné dans le cadre de l'affaire Clearstream. La justice cherche à identifier un "corbeau" accusant des dirigeants du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy d'avoir des comptes occultes à l'étranger via la société financière luxembourgeoise Clearstream. Bernadette et Jacques Chirac ont pourtant tout essayé en mars 2006 pour vendre le Rafale au roi Abdallah d'Arabie Saoudite (où nage en ce moment le CdG). Bernadette Chirac et Laurence Parisot (MEDEF) ont même revêtu l'abaya, une tunique noire qui recouvre en totalité les vêtements, et ont caché leurs jolies frimousses avec un voile. Abdallah n'a pas voulu les Rafale (2). Les personnalités politiques françaises ayant suffisamment de temps libre, Michèle Alliot-Marie a elle aussi écrit des tonnes de bouquins dont un, sorti en 1983, fut une révélation: «La Décision politique - Attention ! Une République peut en cacher une autre». 1) Le porte-parole du ministère de la Défense se nomme Jean-François Bureau mais ça n'a rien à voir. 2) Le Charles de Gaulle a embarqué 8 Rafale et se trouvait à portée de l'Arabie Saoudite. |
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Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon est
né le 25 mars 1949 à Boulogne en
Vendée. Il est le fils de Jacques de Villiers,
né en 1913 et mort en 2000, un colonel lorrain
(décidement). Les de Villiers sont issus d'une
famille de Normandie anoblie par lettres patentes en 1595.
Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon est un
catholique très pratiquant à l'image
d'Hervé Gaymard. Cette pratique assidue lui donnera
sept enfants. Il est membre de la «Fondation de Service
Politique», une nébuleuse de l’Opus Dei.
Philippe de Villiers a une maîtrise de droit. Il a
étudié l'art des magouilles à l'IEP
(Institut d'Études Politiques de Paris) et, de 1976
à 1978, à l'ENA (École Nationale des
Ânes -d'Administration, mille excuses-). Le vicomte
devient alors sous-préfet de Vendôme. En 1981,
le vicomte croit, comme Hervé Gaymard, que les
troupes de l'URSS foncent sur Paris lorsque François
Mitterrand est élu président. De peur
d'être guillotiné avant que Mitterrand
n'abolisse la peine de mort, il demande aussitôt "sa
mise en disponibilité" et démissionne en 1984
mais continue à percevoir son traitement de
sous-préfet jusqu’en 1985.
En 1983, il contribue à la fondation d'une association d'extrême-droite catholique liée à l'Opus dei, «Pour une Nouvelle Culture», dont il devient le secrétaire général. En 1994, Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon fonde le MPF (Mouvement Pour la France) en en devient naturellement le président. Le MPF est un parti de droite souverainiste. En 2005, Guillaume Peltier, le N° 2 du FNJ (Front National de la Jeunesse), quitte le FN pour rejoindre le MPF. |
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Voyons en vrac les fonctions politiques du
vicomte Philippe le Jolis de Villiers de
Saintignon:
Du 20 mars 1986 au 26 mars 1987: Secrétaire d'État auprès de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication au sein du Gouvernement Jacques Chirac 2. Il démissionne en 1987. Du 6 juillet 1987 au 2 octobre 1988: Conseiller général de la Vendée. Du 2 juin 1987 au 14 mai 1988: Député UDF de la Vendée. 1988: Avec Charles Millon, il soutient la candidature de Raymond Barre (UDF) à la présidentielle. Du 3 octobre 1988 au 27 mars 1994: Président du Conseil Général de Vendée. Du 6 juin 1988 au 1er avril 1993: Député UDF de la Vendée. Du 2 avril 1993 au 24 octobre 1994: Député UDF de la Vendée. Du 28 mars 1994 au 22 mars 1998: Président du Conseil Général de Vendée. Du 19 juillet 1994 au 16 juin 1997: Député européen, il démissionne. 1991: De Villiers crée "Combats Pour les Valeurs" avec Christine Boutin et Bernard Seillier. Il limoge son plus proche collaborateur, Jean-Franklin Yavchitz (un Juif). Jean-Franklin Yavchitz "se suicide" dans le bureau du vicomte de Saintignon, président du MPF. 1995: Candidat à la présidentielle, il obtient 4,7 % des voix. Ses frais de campagne ne sont pas remboursés, il lance une campagne de publicité télévisée pour obtenir des fonds et rembourser ses dettes. Il soutiendra Jacques Chirac au deuxième tour. 1997: Avec Olivier d'Ormesson, le MPF présente des candidats avec le CNIP sous l'étiquette LDI (La Droite Indépendante) et dès 1998, le MPF fait liste commune avec le RPR de Jacques Chirac. Du 1er juin 1997 au 18 juin 2002: Député de la Vendée. Du 7 mars 1998 au 18 mars 2001: Président du Conseil Général de Vendée. Du 20 juillet 1999 au 16 décembre 1999: Élu député européen sur la liste de Charles Pasqua, il ne siège que cinq mois et démissionne. La liste Pasqua-de Villiers est en tête de la droite, devant celle du RPR et de l'UDF. Il fusionne le MPF avec le RPF de Charles Pasqua. 2000: De Villiers quitte le RPF de Charles Pasqua et recrée le MPF. 30 juin 2001: Création du JPF (Jeunes Pour la France). Mars 2001: Président du Conseil Général de Vendée. Février 2002: De Villers renonce à la présidentielle d'avril 2002. En réalité, les dettes de 1995 n'ont pas été épongées et il n'arrive pas à obtenir les 500 signatures. Il soutient alors Jacques Chirac au second tour. Du 9 juin 2002 au 20 juillet 2004: Il retrouve son mandat de député de la Vendée. Il doit renoncer à son siège pour cumul de mandats. Juin 2004: Élu député européen avec 12,36 % des suffrages. 11 septembre 2005: Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon est le premier à annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2007. |
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