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Mercredi 31 mai 2006
Guy Drut est né le 6 décembre 1950 à Oignies, dans le Pas-de-Calais d'un père mineur. Il est marié et a deux enfants. Il fut champignon de course à pied sur terrains de spores, initié au 110 mètres haies à Oignies puis au Stade Français et sélectionné 40 fois de 1968 à 1981 par l'équipe de France A. En 1968 et 1969, il fut champion de France junior du 110 m haies. En 1969, 1970, 1974 et 1975, recordman de France. En 1972, 1974 et 1975, champion d'Europe. En 1972, il pulvérise le 50 mètres haies en salle et en 1975, il décroche son titre de champion du Monde et d'Europe du 110 m haies. De 1973 à 1981, Guy Drut s'attaque à des distances impressionnantes en salle: 50 et 60 mètres parsemés de haies. En 1975, le sauteur de haies arrivera même à se propulser à 5 mètres d'altitude (avec une perche, précisons-le) et terminera 2e aux Jeux Olympiques de Munich en 1972 et médaille d'or aux J. O. de Montréal en 1976. |
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En ce
temps-là, les sportifs ne gagnaient pas assez de
pognon. Guy Drut a décidé de courir
après en se lançant dans la politique.
Résumé de ses courses
d'obstacles: Du 14 mars
1983 au 15 février 1985: Membre du Conseil
Général de Paris... Du 14 mars 1983 au 19 mars
1989: Membre du Conseil Municipal de Paris... Du 15
février 1985 au 19 mars 1989: Adjoint au Maire de
Paris (Jacques Chirac). Du 2 avril 1986 au 14 mai 1988 et du
13 juin 1988 au 1er avril 1993: Député RPR de
Seine-et-Marne... Du 20 mars 1989 au 29 juin 1992: Membre du
Conseil municipal de Meaux (Seine-et-Marne)... Du 23 mars
1992 au 15 mars 1998: Membre du Conseil Régional
d'Ile-de-France... Du 5 juillet 1992 au 18 juin 1995: Maire
de Coulommiers (Seine-et-Marne). Du 2 avril 1993 au 18 juin
1995: Député RPR de Seine-et-Marne... Du 18
mai 1995 au 7 novembre 1995: Ministre de la jeunesse et des
sports sous Alain Juppé 1... Du 7 novembre 1995 au 2
juin 1997: Ministre délégué à la
jeunesse et aux sports auprès du Premier ministre
(Alain Juppé 2)... Du 1er juin 1997 au 18 juin 2002:
Député RPR de Seine-et-Marne... Du 25 juin
1995 au 18 mars 2001: Maire de Coulommiers
(Seine-et-Marne)... Guy Drut, comme Michel Barnier, est
membre du CIO (Comité International Olympique). Selon
Henri Sérandour, le président du COF
(Comité Olympique Français), sa
présence au CIO aurait contribué à la
défaite de Paris lors de la candidature de la ville
à Singapour pour les Jeux Olympiques
d'été de 2012.
Guy Drut étant un proche de Jacques Chirac, le maire de Paris l'a employé comme "chargé de mission auprès du Premier ministre" en 1975 et 1976. En 1985 et 1989, le maire de Paris (Jacques Chirac) l'a nommé "adjoint chargé des sports". Guy Drut fut réélu député UMP (ex-RPR) le 16 juin 2002 dans la 5e circonscription de Seine-et-Marne. En 2004, le député a inauguré un complexe sportif à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire) portant le nom de Guy Drut. Guy Drut est également Franc-Maçon. Comme d'autres UMPistes ou socialistes, il est membre de la GLNF (1). De juin 1990 à
février 1993, Guy Drut fut "attaché de
direction" de la Sirca, une entreprise de BTP
(bâtiment et travaux publics), une filiale de la
Compagnie Générale des Eaux (future Vivendi et
Veolia). Son salaire était de 20 000 francs par mois.
Guy Drut a donc empoché 774 047 F (120 000 €). La
Sirca a mis fin au contrat trois ans plus tard. Guy Drut l'a
très mal pris estimant "ses indemnités
insuffisantes". Durant le procès, le responsable de
la Sirca ayant rédigé le contrat, Jacques
Froment, a reconnu le caractère fictif de l'emploi.
Or, les emplois fictifs étaient l'astuce pour payer
les 2% de commissions empochées par les partis
politiques dans les marchés d'Île-de-France.
Les revenus de l'ex-champion ont été de 13
millions de francs en 1994 et de 12 millions de francs en
1995 plus 2,5 millions de francs versés par la SAR,
une autre entreprise de BTP, satellite du RPR,
dirigée par Francis Poullain, où Guy Drut
était actionnaire. «Mais regardez Zidane,
Platini, Douillet, aujourd'hui les tarifs ont
augmenté de façon exponentielle !» s'est
exclamé l'ex-sportif à l'audience. Concernant
l'absence d'écrits pouvant justifier ses "travaux",
l'ancien champion a déclaré: «Ah,
ça, je ne suis pas un spécialiste de
l'écriture, j'étais meilleur sur les haies...
Dans la mesure où je peux améliorer mon
ordinaire et celui de ma famille. L'ascenseur social, vous
savez, ça existe.» À propose des 13
millions de francs d'impôts sur la fortune
payés en 1994, le député UMP s'est
ainsi justifié: «Que voulez-vous ? J'ai
épousé une femme adorable mais qui avait un
certain patrimoine. (Sic)» |
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