Lundi 1er août 2005

Fiche technique de Douste-Blabla

Philippe Douste-Blazy est né le 1er Janvier 1953 à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Douste-Blabla est le fils de Louis Douste-Blazy, un professeur en médecine membre de l'Académie du même nom. Il fait ses études de médecine à Toulouse. Plus tard, Douste Blabla exercera comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse à l'hôpital de Purpan (1986). En 1988, il devient épidémiologue et économiste de la santé. En 1989, il fait son entrée en politique. En mars 1989, Philippe Douste-Blazy est élu maire de Lourdes et dans la foulée, en juin, il devient député européen sur la liste «Centre pour l'Europe» et entre au Parti Populaire Européen. Toujours en 1989, il est nommé directeur national de «l'Association de recherche contre les élévations du cholestérol» (Si quelqu'un peut traduire, ce serait sympa).

En avril 1993, Philippe Douste-Blazy est élu député (toujours à cause des cumuls obligatoires). Fin mars 1993, il est nommé ministre délégué à la Santé sous Simone Veil (UDF) au Gouvernement d'Édouard Balladur. En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées. En décembre de la même année, il devient secrétaire général du CDS (Voir note).

En mai 1995, Jacques Chirac est enfin élu président de la République. Douste-Blazy avait soutenu Chirac. Il est donc nommé ministre de la Culture et devient même le porte-parole du gouvernement d'Alain Juppé 1. Il conservera la Culture sous Juppé 2. En juin, il est élu maire de Lourdes et en novembre 1995, secrétaire général de Force Démocrate (toujours selon la loi des cumuls). En juin 1997, c'est la débâcle de la droite aux législatives et la cohabitation Chirac / Jospin. Astuce de la Ve République: Douste-Blabla retrouve son siège de député des Hautes-Pyrénées et devient président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale. En mars 2001, il décide de lâcher les Hautes-Pyrénées pour s'exiler en Haute-Garonne où il est élu député. Il abandonne ses mandats de conseiller général et de membre du conseil municipal de Lourdes et se fait élire maire de Toulouse en mars 2001 où il succède à Dominique Baudis. Fin 2001, il rejoint le clan rapproché de Jacques Chirac et s'enrôle dans le nouveau parti unique de J. C., il est alors exclu de l'UDF. Le 16 juin 2002, il est réélu député de la Haute-Garonne et devient secrétaire général de l'UMP. En mars 2004, il est nommé ministre de la Santé et de la Protection Sociale sous Jean-Pierre Raffarin qui lui demande de quitter la mairie de Toulouse où il sera remplacé par Jean-Luc Moudenc car le 29 novembre 2004, il sera nommé ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille sous Raffarin. Après la défaite du "Non" au traité pour l'Europe - de la victoire, pardon -, Douste-Blazy remplace Michel Barnier qui, ne pouvant plus cumuler ni retourner ses vestes, aurait dû cumuler et retourner ses pantalons (comme l'aurait dit Jacques Dutronc). Le 2 juin 2005, Douste-Blazy est nommé ministre des Affaires Étrangères par Dominique Galouzeau de Villepin, les Français ayant décidé de conserver Chirac par leur "Non" massif au référendum.

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Note:
Originaire du MRP et composante de l'UDF, le Centre des Démocrates Sociaux (CDS) est devenu la Force Démocrate en 1995, sous la houlette de François Bayrou. Il a été fusionné à l'UDF puis dissous en 1998. L'UDF, aujourd'hui pilotée par François Bayrou, est une invention de 1978 d'un accordéoniste auvergnat: Valéry Giscard d'Estaing ou Gengis Kahr d'Estaing, auteur à ses moments perdus d'un traité européen totalement illisible... L'UDF devient l'Union pour la Défense de François (Bayrou), le centre du trou noir giscardien.

Fiche technique de François Bayrou

François Bayrou est né le 25 mai 1951 à Bordères dans les Pyrénées-Atlantiques, une charmante bourgade entre Pau et Lourdes. Son père, Calixte Bayrou, était un petit cultivateur, et sa mère, Emma Sarthou, une petite agricultrice. François Bayrou a un défaut de fabrication: il bé... bég... bégaie... Ceci ne l'empêche pas de trouver et de prendre femme. À 18 ans, François épouse en justes noces Élisabeth qui lui donnera six enfants: Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès et André. Son QI n'étant pas assez élevé pour les grandes écoles, il échoue au concours de l'École Normale Supérieure à l'âge de 20 ans (en 1971). Calixte, son père, se tue dans un accident à la ferme. Avec les années, François Bayrou réussira à corriger son défaut de bé... bég... bégaiement. François est passionné par la poule au pot d'Henri IV, et tout en suivant son panache blanc, il lui dédie une biographie. Il commence à s'intéresser aux chevaux et monte un élevage. François Bayrou est un catholique très pratiquant, partisan de l'Europe de Giscard (fondateur de l'UDF). C'est peut-être ce qui le rapprochera d'un voisin, béni à l'eau de Lourdes: Philippe Douste-Blazy et plus tard (en septembre 2006) de la tête chercheuse (de pognon) de l'Opus Dei, Michel Barnier (1). En 1982 il est élu conseiller général et en 1986, député UDF des Pyrénées-Atlantiques. En 1993, c'est la débâcle du PS (déjà !). François Mitterrand prend Édouard Balladur (2) comme Premier ministre, c'est la seconde cohabitation. François Bayrou est nommé ministre de l'Éducation Nationale où il retrouve Attila Barnier au ministère de l'Environnement. En 1995, Bayrou soutient Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle. Jacques Chirac (3) est élu président et prend Alain Juppé comme Premier ministre. Bayrou est nommé ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de la Formation Professionnelle. Juppé 2 succédant à Juppé 1, Bayrou est sur la sortie. Alain Juppé, piloté par le secrétaire général de l'Élysée, Dominique de Villepin, dissout l'Assemblée en 1997. Le Trafalgar est digne de Waterloo: le RPR est laminé. Bayrou n'a plus de poste, il peut rentrer dans les Pyrénées-Atlantiques s'occuper de son élevage de chevaux. Lionel Jospin sera Premier ministre de Jacques Chirac jusqu'en 2002.

En 1994, Bayrou devient le président du CDS qu'il rebaptise Force Démocrate. En 1998, il prend la tête de l'UDF. Une guerre se sécession divise Force Démocrate et le Parti républicain d'Alain Madelin. Aux élections européennes de juin 1999, Bayrou va seul à la bataille avec l'UDF contre la liste RPR / DL. Avec 9,28% des voix, François Bayrou entre au Parlement Européen. En 2002, Bayrou se lance dans la campagne présidentielle mais arrive tout juste à obtenir 4% au premier tour. Jacques Chirac et Alain Juppé fondent l'UMP (Union pour la Majorité Présidentielle, qui deviendra Union pour un Mouvement Populaire, et appelée Union pour la Magouille Présidentielle par le RdM). Les hommes de Bayrou quittent le rafiot UDF et s'enrôlent à l'UMP. L'UDF ne compte plus que 30 députés dans la 12e législature (2002 à 2007). François Bayrou démissionne de son poste de Député Européen et revient à l'Assemblée Nationale comme député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques en mai 2002.

En 2004, lors des élections régionales, Bayrou lance l'UDF dans la bataille (sans y participer lui-même) avec quelques alliances UDF / UMP. Le PS rafle 24 régions sur 26, l'UMP ne conserve que l'Alsace en métropole, l'UDF n'a aucune région. L'UDF quitte le groupe parlementaire européen de droite, le PPE (Parti Populaire Européen), auquel appartient l'UMP. L'UDF rejoint l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe. François Bayrou a quelque fois évoqué la VIe République tout en restant bien au chaud dans la Ve. On peut en parler, la faire, c'est une autre histoire. En 2006, François Bayrou se lance dans la campagne de 2007. L'UDF achète les noms de domaine bayrou2007.com, bayrou2007.net et bayrou2007.org. pour une durée de 5 ans soit jusqu'au 25 avril 2008.

Le 10 juin 2006, au Conseil National de l'UDF à Issy-les-Moulineaux, François Bayrou propose son programme: «La Révolution Civique». C'est ainsi qu'à l'Université d'Été de l'UDF, Bayrou veut s'allier à Michel Barnier, ex-dieu de l'Olympe nommé conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP, à Michel Rocard, l'ex-Premier ministre de Mitterrand et à Nicolas Hulot, l'ex-écolo de Jacques Chirac. François Bayrou est le candidat pouvant prendre, au cas où il serait élu faute d'électeurs, Jean-Marie le Pen et Arlette Laguiller comme ministres d'un même gouvernement.

(1) Michel Barnier - (2) Édouard Balladur - (3) Jacques Chirac


Gouvernement Fillon II

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Dominique Bussereau