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Durant ses 10 ans passés à
l'Élysée, Jacques Chirac aura
été protégé par son
immunité. Le Chef de l'État ne peut être
entendu comme témoin ni mis en examen tant qu'il est
en fonction. C'est ce qu'a précisé la Cour de
cassation en octobre 2001... Lorsqu'il sera redevenu un
"simple citoyen" (en 2007), il pourrait être
interrogé et mis en examen dans les affaires
liées à ses fonctions de maire de Paris et de
président du RPR. Si certaines affaires ont
été étouffées ou
classées, il en reste assez pour compromettre son
entrée dans les belles pages de l'Histoire... Selon
certaines sources, Jacques Chirac pourrait être
convoqué dès 2007 (ou en 2012 s'il
était réélu !)... Dans l'affaire du
financement occulte du RPR, le juge Patrick Desmure
(Nanterre), avait déjà mis en examen plusieurs
personnalités du RPR. Alain Juppé a
été condamné, Jacques Chirac, ayant
renforcé son immunité, a refusé de se
présenter... Le dossier attend le Président
à Nanterre lorsque sera arrivée la fin de son
dernier mandat présidentiel. Le dossier des HLM de la
Ville de Paris (1991 - 1994) sera jugé au cours de
2005. En 2001, Jacques Chirac avait refusé de se
rendre à la convocation du juge. Le procès des
marchés publics d'Ile-de-France, mettant en cause
Michel Roussin, l'ex- directeur de cabinet de Jacques
Chirac, va durer jusqu'en juillet. Claude Chirac, la fifille
imprésario du Président, a été
entendue comme témoin mais les magistrats se sont
déclarés incompétents pour entendre le
papa. Ben tiens-donc... De plus, des dossiers n'apparaissent
plus, cette affaire a tout simplement disparu... Une autre
affaire a été classée: Entre 1987 et
1995, Bernadette et Jacques Chirac ont englouti 14 millions
de Francs pour leurs "dépenses alimentaires" et les
réceptions officielles. 9,5 millions de Francs ont
été réglés en
liquide.
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Pourquoi Jacques Chirac n'a pas voulu faire
la guerre en Irak ? Par pacifisme ? Ne rêvons pas !
L'homme qui a déclaré à peine
élu en 1995: «Je ferai de la France la plus
puissante armée du monde !», fichant en l'air le
traité de non-prolifération des armes
nucléaire en reprenant ses essais à Mururoa
(1995/1996) avait d'autres raisons ! Aux USA, une commission
du Sénat accuse deux personnalités politiques
européennes: Charles Pasqua (ministre de
l'Intérieur de 1986 à 1988 sous Jacques Chirac
et de 1993 à 1995 sous Édouard Balladur) et le
député britannique George Galloway. Les
charmants hommes avaient reçu des pots de
pétrole -de vin, pardon-, des droits de vente de
barils de brut irakien en échange de leur soutien au
régime de Saddam Hussein. Charles Duelfer, patron de
l'Iraq Survey Group (ISG: Commission d'inspection sur les
armes de destruction massive en Irak), a confirmé ces
accusations: «le gouvernement irakien a manipulé
le programme "pétrole contre nourriture" de 1996
à 2003 afin de toucher plusieurs milliards de dollars
et d'importer des biens prohibés, comme des
éléments destinés à la
fabrication de missiles». Remarquez, on a fait la
même chose avec la Chine ou le Pakistan et
peut-être avec l'Iran et tout le monde trouve
ça normal. D'un autre côté, on fait un
pacte Europe-URSS -Russie, pardon- et d'un autre, on
soutient la Chine contre Taïwan en oubliant la
Tchétchénie pour ne pas froisser Vladimir
Poutine.
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Jacques Chirac est toujours
hospitalisé au Val-de-Grâce suite à son
incident de cerveau survenu vendredi. La
vérité sur l'état de santé de
Jacques Chirac (72 ans) est un "secret d'état". Plus
inquiétant, non seulement Chirac ne "veut pas prendre
sa retraite" mais songe, d'après Patrick Devedjian
(pourtant proche de Nicolas Sarkozy), à se
représenter en 2007... Toujours selon Patrick
Devedjian, «C'est la raison pour laquelle il (Jacques
Chirac) a choisi Dominique de Villepin comme Premier
ministre et la raison pour laquelle Dominique de Villepin a
dit qu'il ne serait pas candidat en 2007... Dominique de
Villepin est là pour essayer de remettre sur orbite
Jacques Chirac après l'échec du
référendum du 29 mai». Devedjian ajoute
toutefois: «Il (Jacques Chirac) n'avait pas bien
compris le concept de croissance sociale avancé par
Dominique de Villepin la semaine
dernière».
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Jacques Chirac revient après un vide
total de deux mois (disque dur vidé le 2 septembre).
Les nouveaux logiciels du chef de l'État ont-ils
été modifiés ? Jacques Chirac lance ses
piques contre la Commission Européenne qu'il accuse
de ne pas vouloir «s'impliquer dans les dossiers
sociaux»... Jacques Chirac est sorti de l'atelier de
réparation (militaire) du Val-de-Grâce le 9
septembre, il a désormais un disque dur
allégé mais demeure président de la
Chiraquie.
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«Euh... Si vous étiez
convoqué pour être entendu par un juge,
accepteriez-vous de vous rendre à la convocation
?» - «Non, monsieur Poivre d'Arvor... Et je le
regrette ! Mais je suis au-dessus des lois !» C'est en
gros l'extrait d'une interview sur une chaîne de
télé, au JT présenté par Patrick
Poivre d'Arvor avec comme invité un certain Jacques
Chirac. Jacques Chirac est au-dessus des lois, intouchable,
disposant d'une immunité le rendant
imperméable aux juges. L'affaire du financement
occulte du RPR remonte à l'époque où
Jacques Chirac était maire de Paris et
président du RPR. Une procédure, ouverte en
1994, mettait en cause Jacques Chirac. En 1994, l'affaire
tourne au scandale. Didier Schuller (élu RPR de
Clichy), se barre en République Dominicaine. Il
rentre en France en 2002 et passe quelques jours en prison
pour y retourner ensuite: il n'a pas payé toute sa
caution. Christel Delaval, la compagne de Didier Schuller,
fut également mise en examen. Elle fut laissée
en liberté sous contrôle judiciaire. Christel
Delaval a payé sa caution de 60 000 €. On dirait du
Cécilia... Mais non, c'est une blague !
Le 27 juin 1996, Éric Halphen perquisitionne au domicile de Xavière et Jean Tiberi. Jean Tiberi est le nouveau maire RPR de Paris, il succède à Chirac devenu président. Olivier Foll, patron de la PJ est suspendu. Le juge Halphen entame une procédure pour un rapport fictif sur la "coopération décentralisée". Xavière Tiberi, l'épouse du maire, a été payée 200 000 Francs par le conseil général de l'Essonne en 1994. Le gouvernement ira jusqu'à affréter un hélicoptère pour aller chercher un juge qui passait ses vacances dans l'Himalaya... Le juge aurait pu annuler la procédure qui le sera de toute façon. En 1999, Jean Tiberi, mis en examen pour "complicité de trafic d'influence" en tant qu'ex-président de l'OPAC, bénéficie d'un non-lieu. Toujours en 1999, Jean-Claude Méry, un homme d'affaire ayant collecté 40 millions de Francs pour le financement du RPR, meurt. Il avait été incarcéré par le juge Halphen de 1994 à 1995. À sa sortie de prison, Jean-Claude Méry avait enregistré une cassette vidéo publiée en 2000. Il y explique toutes les magouilles et accuse nommément Jacques Chirac au sujet d'une "remise de fonds" en 1986 ainsi que Michel Roussin, directeur de cabinet de Jacques Chirac. Michel Roussin a également obtenu un non-lieu. En avril 2001, Chirac est convoqué comme témoin par Éric Halphen, juge d'instruction de Créteil dans le Val-de-Marne. Jacques Chirac a tout simplement refusé de se présenter à la convocation. En octobre 2001, la Cour de cassation a confirmé l'immunité totale de Jacques Chirac durant ses mandats. Le juge Éric Halphen est dessaisi du dossier. Il est remplacé par le juge Armand Riberolles. Éric Halphen a laissé tomber la magistrature en 2002. Ce n'est guère mieux du côté du Parti Socialiste avec l'affaire URBA ayant mis en cause Henri Emmanuelli. |
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Jacques Chirac veut engager une révision
de la Constitution afin de pouvoir y inscrire l'abolition de
la peine de mort.
1) La peine de mort a été abolie le 9 octobre 1981 par François Mitterrand. Il n'est nul besoin de changer une fois de plus la Constitution, la peine de mort est réellement abolie. 2) Chirac a signé il y a peu le "2e Protocole facultatif du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques" qui vise à abolir la peine de mort. Mais la ratification de ce traité exige une révision de la Constitution. Il était inutile de signer cet acte facultatif, François Mitterrand avait déjà ratifié le premier protocole en 1984, et celui-ci était et est toujours en vigueur. Si Chirac songe à abolir la peine de mort déjà abolie avec un pacte (bis) facultatif en signant un pacte facultatif sur un pacte officiel signé en 1984, il va entrer dans l'Histoire à la rubrique des personnages les plus stupides de l'humanité. Le 29 mai 2005, Chirac aurait dû démissionner. Chirac veut réformer la Constitution ? Qu'il le fasse par référendum, c'est prévu par la Constitution: Titre premier - Article 2: La devise de la République est " Liberté, Égalité, Fraternité". Son principe est: gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Article 3: La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice. Titre XVI - LA RÉVISION - Article 89 L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum. |
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Hier,
à Bruxelles, notre cher président a encore
donné une belle image de la France. Jacques Chirac a
quitté la réunion des 25 au siège de
l'UE parce qu'Ernest-Antoine Seillière, le patron des
patrons européens et ancien président du
MEDEF, a fait son discours en Anglais (la langue des
affaires, on n'y peut rien). Jacques Chirac s'est
levé et a quitté la réunion avec
Thierry Breton, le ministre de l'Économie et Finances
et Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires
Étrangères à la surprise
générale des représentants des autres
pays. Imaginez un président de la république
piquant sa petite crise de colère devant ses
homologues européens parce qu'un intervenant ne
s'exprime pas en Français. Ne riez pas, ce
président, c'est le nôtre.
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Le 2
septembre 2005, Jacques Chirac était admis à
l'hôpital militaire du Val-de-Grâce pour un
accident au cerveau. Il en est sorti le 9 septembre. Le 14
mai 2006, Jacques Chirac a fait la révision des huit
mois. Dans le jargon politico-médical, on avoue un
"accident vasculaire cérébral"... Il y a douze
ans, on fustigeait François Mitterrand et son cancer
de la prostate. Mitterrand s'est alors justifié sur
un plateau de télévision: «je vous assure
que le cerveau, lui, est intact !» Les choses ont
évolué, le secret médical aussi.
Jacques Chirac avait pourtant promis la transparence totale
et des bulletins de santé clairs et fréquents.
C'était le temps des promesses, aucune n'a
été tenue. Nous apprenons juste que le
président a subi «des examens médicaux de
contrôle» à l'hôpital militaire du
Val-de-Grâce ce 14 mai. Le service de santé des
armées a simplement fait un communiqué digne
des médecins de Leonid Brejnev (mort officiellement
le 10 novembre 1982 en URSS): «Circulez, y'a rien
à voir.» Jacques Chirac est né le 29
novembre 1932 à la clinique Geoffroy-Saint-Hilaire
(Paris 5e), il a donc fêté ses 73 ans en
novembre 2005.
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Si
Jacques Chirac n'est plus président en 2007, il
redevient un simple citoyen et risque d'être
confronté à la justice dans certaines affaires
en particulier lorsqu'il était maire de Paris de 1977
à 1995. Le Conseil des Ministres a trouvé la
parade: il a nommé ce 13 septembre Laurent Le Mesle,
un ex-conseiller de Jacques Chirac, procureur
général de Paris. Laurent Le Mesle, 55 ans,
fut conseiller à l'Élysée de 2002
à 2005 et directeur de cabinet du ministre de la
Justice (Pascal Clément) jusqu'à sa nomination
au poste de procureur général ce mercredi.
Après mai 2007, Laurent Le Mesle aura donc en charge
les dossiers brûlants où Jacques Chirac
pourrait être mis en cause. Le procureur
général de Paris est l'élément
majeur concernant les dossiers politico-financiers. Pour
l'UMS (Union Syndicale de la Magistrature), la nomination de
Laurent Le Mesle est une manoeuvre destinée à
protéger Chirac après mai
2007.
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Laurent Le Mesle remplace Yves Bot,
nommé avocat général à la Cour
de justice des Communautés Européennes
à Luxembourg. Il prendra ses fonctions en octobre. Le
10 octobre 2001, la Cour de cassation avait confirmé
l'immunité du chef de l'État en permettant
toutefois de rouvrir certains dossiers si Jacques Chirac
n'était plus président. Une parade a alors
été tentée par le Sénat: Offrir
à Jacques Chirac une "immunité
sénatoriale" en le nommant sénateur à
vie. Cette réforme de la Constitution n'a pas encore
été "votée"... Jacques Chirac a
été mis en cause dans les emplois fictifs du
RPR à la mairie de Paris. L'enquête du juge
Patrick Desmure a abouti à la condamnation d'Alain
Juppé (ex-Premier ministre de Chirac et
ex-président de l'UMP) à 18 mois de prison et
à 10 ans d'inéligibilité par le
tribunal de Nanterre. Alain Juppé a fait appel et sa
peine d'inéligibilité a été
ramenée à un an. Alain Juppé s'est
exilé au Québec (Canada) et revient en force
à Bordeaux. En avril 1999, le procureur de la
République de Nanterre, Yves Bot, avait rendu une
ordonnance à l'encontre de Jacques Chirac faisant
porter sur lui de fortes présomptions sur sa
participation. Le juge Desmure s'est déclaré
"incompétent" pour instruire le dossier «sous la
contrainte de l'immunité du président de la
République». Au printemps 2007, le juge
d'instruction en charge du dossier pourrait mettre en examen
le citoyen Chirac. Le 11 septembre 2007, le procès
des faux électeurs du IIIème arrondissement de
Paris doit établir les responsabilités
d'élus du RPR et de l'UDF et de Jacques Dominati, un
proche de Jacques Chirac.
L'affaire des marchés publics d'Île-de-France a débuté en 1997. Le 1er décembre 2000, Michel Roussin, ex-ministre RPR et ex-directeur du cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris, fut incarcéré. Michel Roussin a été condamné le 26 octobre 2005 à quatre ans de prison avec sursis, à 50 000 € d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques. L'affaire porte également sur les voyages payés en espèces (336 210 €) par Jacques Chirac. Ne riez pas SVP, c'est le nouveau procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, l'ex-conseiller juridique de Jacques Chirac, qui s'occupera du procès en appel de Michel Roussin (du 17 octobre au 22 novembre 2007). Le Canard Enchaîné avait révélé l'affaire de la fondation Sasakawa (Nippon Foundation) au Japon. Un document des services secrets (DGSE) de 2002 précisait que Jacques Chirac possédait un compte à la Sowa Bank (Japon) crédité de 300 millions de francs (45 millions €). Le document a été saisi par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) a été perquisitionnée ainsi que le domicile du général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement (ce qui nous renvoie à l'affaire Clearstream). Jacques Chirac a limogé plusieurs responsables de la DGSE. Au début de 2006, Nicolas Sarkozy a fusionné la Division Antiterroriste de la Police Judiciaire, la DST et les Renseignements Généraux (les RG) en les regroupant à Levallois-Perret. En avril 2006, Pascal Mailhos, le directeur central des RG (Renseignements Généraux), a été limogé par le ministre de l'Intérieur et l'a fait remplacer par Joël Bouchité, un policier proche de Nicolas Sarkozy. En mai 2006, Nicolas Sarkozy a nommé un de ses proches, Frédéric Péchenard, à la PJ. Sarkozy case les siens au cas où il serait élu. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy doit conserver ses postes de ministre de l'Intérieur et de président de l'UMP. Nicolas Sarkozy veut-il couler Chirac et le paquebot France ? Après avoir déclaré «Le veto [de la France] à l'ONU contre la guerre en Irak était inutile», le ministre de l'Intérieur était en tournée quatre jours aux États-Unis où il a rencontré le Président George W. Bush. Sarko a affirmé sa «rupture avec la politique étrangère de Jacques Chirac» en mettant en garde George Bush contre «la France arrogante». Une déclaration de guerre contre le tandem de Villepin-Chirac ? |
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Le nucléaire est comme on vous le dit
absolument sans risque. Même si un attentat, un
séisme ou un accident se produisait, le
désastre serait très limité,
l'expérience de Tchernobyl a démontré
l'efficacité de la Ligne Maginot, le nuage s'est
arrêté à la frontière. Jacques
Chirac a donc offert à la jeune
génération un enterrement écologique:
ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), un
réacteur expérimental à fusion
thermonucléaire. L'accord a été
signé à l'Élysée à Paris
entre l'Union européenne et six pays: La Chine, les
États-Unis, l'Inde, la Corée du Sud, le Japon
et la Russie. Il s'agit de fabriquer de l'énergie
nucléaire expérimentale propre. La centrale
sera installée à Cadarache dans les
Bouches-du-Rhône. ITER coûtera plus de plus de
10 milliards d'euros. La construction du réacteur
ITER débutera en 2008. Comme le chantier doit durer
environ dix ans, cela laisse le temps de faire en vitesse
des enfants.
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Pour Jacques Chirac, l'homme de la mise
à mort du TNP (Traité de Non
Prolifération nucléaire) à Mururoa
(1995), «C'est une aventure tout à fait
exceptionnelle... C'est la main tendue aux
générations futures, au nom de la
solidarité et de la responsabilité...»
Étrange vision de la solidarité en offrant une
mort propre à tout le monde. On aurait pu s'orienter
vers les énergies naturelles (qui existent). ITER est
plus fascinant. La fusion thermonucléaire
contrôlée vise à remplacer la plus
grosse bombe atomique de notre système stellaire, le
Soleil. Lorsqu'une étoile explose dans l'Univers, on
peut juste l'observer de loin. Avec ITER, nous saurons ce
qui se passe au coeur même de l'explosion. Pour le
président de l'UE (élu au suffrage
unilatéral, c'est à dire nommé),
José Manuel Barroso, cette signature est «un
très grand événement...» Ce sera
sans doute le dernier d'une humanité ayant mis de
côté toutes les inventions peu onéreuses
au profit d'inventions créant des fortunes colossales
et pouvant tuer de façon plus
massive.
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