Jacques Chirac


5 mai 2005 - Chirac et la justice

Durant ses 10 ans passés à l'Élysée, Jacques Chirac aura été protégé par son immunité. Le Chef de l'État ne peut être entendu comme témoin ni mis en examen tant qu'il est en fonction. C'est ce qu'a précisé la Cour de cassation en octobre 2001... Lorsqu'il sera redevenu un "simple citoyen" (en 2007), il pourrait être interrogé et mis en examen dans les affaires liées à ses fonctions de maire de Paris et de président du RPR. Si certaines affaires ont été étouffées ou classées, il en reste assez pour compromettre son entrée dans les belles pages de l'Histoire... Selon certaines sources, Jacques Chirac pourrait être convoqué dès 2007 (ou en 2012 s'il était réélu !)... Dans l'affaire du financement occulte du RPR, le juge Patrick Desmure (Nanterre), avait déjà mis en examen plusieurs personnalités du RPR. Alain Juppé a été condamné, Jacques Chirac, ayant renforcé son immunité, a refusé de se présenter... Le dossier attend le Président à Nanterre lorsque sera arrivée la fin de son dernier mandat présidentiel. Le dossier des HLM de la Ville de Paris (1991 - 1994) sera jugé au cours de 2005. En 2001, Jacques Chirac avait refusé de se rendre à la convocation du juge. Le procès des marchés publics d'Ile-de-France, mettant en cause Michel Roussin, l'ex- directeur de cabinet de Jacques Chirac, va durer jusqu'en juillet. Claude Chirac, la fifille imprésario du Président, a été entendue comme témoin mais les magistrats se sont déclarés incompétents pour entendre le papa. Ben tiens-donc... De plus, des dossiers n'apparaissent plus, cette affaire a tout simplement disparu... Une autre affaire a été classée: Entre 1987 et 1995, Bernadette et Jacques Chirac ont englouti 14 millions de Francs pour leurs "dépenses alimentaires" et les réceptions officielles. 9,5 millions de Francs ont été réglés en liquide.

Jeudi 12 mai 2005

Pourquoi Jacques Chirac n'a pas voulu faire la guerre en Irak ? Par pacifisme ? Ne rêvons pas ! L'homme qui a déclaré à peine élu en 1995: «Je ferai de la France la plus puissante armée du monde !», fichant en l'air le traité de non-prolifération des armes nucléaire en reprenant ses essais à Mururoa (1995/1996) avait d'autres raisons ! Aux USA, une commission du Sénat accuse deux personnalités politiques européennes: Charles Pasqua (ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 sous Jacques Chirac et de 1993 à 1995 sous Édouard Balladur) et le député britannique George Galloway. Les charmants hommes avaient reçu des pots de pétrole -de vin, pardon-, des droits de vente de barils de brut irakien en échange de leur soutien au régime de Saddam Hussein. Charles Duelfer, patron de l'Iraq Survey Group (ISG: Commission d'inspection sur les armes de destruction massive en Irak), a confirmé ces accusations: «le gouvernement irakien a manipulé le programme "pétrole contre nourriture" de 1996 à 2003 afin de toucher plusieurs milliards de dollars et d'importer des biens prohibés, comme des éléments destinés à la fabrication de missiles». Remarquez, on a fait la même chose avec la Chine ou le Pakistan et peut-être avec l'Iran et tout le monde trouve ça normal. D'un autre côté, on fait un pacte Europe-URSS -Russie, pardon- et d'un autre, on soutient la Chine contre Taïwan en oubliant la Tchétchénie pour ne pas froisser Vladimir Poutine.


2 Septembre 2005

Jacques Chirac est toujours hospitalisé au Val-de-Grâce suite à son incident de cerveau survenu vendredi. La vérité sur l'état de santé de Jacques Chirac (72 ans) est un "secret d'état". Plus inquiétant, non seulement Chirac ne "veut pas prendre sa retraite" mais songe, d'après Patrick Devedjian (pourtant proche de Nicolas Sarkozy), à se représenter en 2007... Toujours selon Patrick Devedjian, «C'est la raison pour laquelle il (Jacques Chirac) a choisi Dominique de Villepin comme Premier ministre et la raison pour laquelle Dominique de Villepin a dit qu'il ne serait pas candidat en 2007... Dominique de Villepin est là pour essayer de remettre sur orbite Jacques Chirac après l'échec du référendum du 29 mai». Devedjian ajoute toutefois: «Il (Jacques Chirac) n'avait pas bien compris le concept de croissance sociale avancé par Dominique de Villepin la semaine dernière».

Mardi 5 octobre 2005

Jacques Chirac revient après un vide total de deux mois (disque dur vidé le 2 septembre). Les nouveaux logiciels du chef de l'État ont-ils été modifiés ? Jacques Chirac lance ses piques contre la Commission Européenne qu'il accuse de ne pas vouloir «s'impliquer dans les dossiers sociaux»... Jacques Chirac est sorti de l'atelier de réparation (militaire) du Val-de-Grâce le 9 septembre, il a désormais un disque dur allégé mais demeure président de la Chiraquie.

Mardi 24 janvier 2006

«Euh... Si vous étiez convoqué pour être entendu par un juge, accepteriez-vous de vous rendre à la convocation ?» - «Non, monsieur Poivre d'Arvor... Et je le regrette ! Mais je suis au-dessus des lois !» C'est en gros l'extrait d'une interview sur une chaîne de télé, au JT présenté par Patrick Poivre d'Arvor avec comme invité un certain Jacques Chirac. Jacques Chirac est au-dessus des lois, intouchable, disposant d'une immunité le rendant imperméable aux juges. L'affaire du financement occulte du RPR remonte à l'époque où Jacques Chirac était maire de Paris et président du RPR. Une procédure, ouverte en 1994, mettait en cause Jacques Chirac. En 1994, l'affaire tourne au scandale. Didier Schuller (élu RPR de Clichy), se barre en République Dominicaine. Il rentre en France en 2002 et passe quelques jours en prison pour y retourner ensuite: il n'a pas payé toute sa caution. Christel Delaval, la compagne de Didier Schuller, fut également mise en examen. Elle fut laissée en liberté sous contrôle judiciaire. Christel Delaval a payé sa caution de 60 000 €. On dirait du Cécilia... Mais non, c'est une blague !

Le 27 juin 1996, Éric Halphen perquisitionne au domicile de Xavière et Jean Tiberi. Jean Tiberi est le nouveau maire RPR de Paris, il succède à Chirac devenu président. Olivier Foll, patron de la PJ est suspendu. Le juge Halphen entame une procédure pour un rapport fictif sur la "coopération décentralisée". Xavière Tiberi, l'épouse du maire, a été payée 200 000 Francs par le conseil général de l'Essonne en 1994. Le gouvernement ira jusqu'à affréter un hélicoptère pour aller chercher un juge qui passait ses vacances dans l'Himalaya... Le juge aurait pu annuler la procédure qui le sera de toute façon. En 1999, Jean Tiberi, mis en examen pour "complicité de trafic d'influence" en tant qu'ex-président de l'OPAC, bénéficie d'un non-lieu. Toujours en 1999, Jean-Claude Méry, un homme d'affaire ayant collecté 40 millions de Francs pour le financement du RPR, meurt. Il avait été incarcéré par le juge Halphen de 1994 à 1995. À sa sortie de prison, Jean-Claude Méry avait enregistré une cassette vidéo publiée en 2000. Il y explique toutes les magouilles et accuse nommément Jacques Chirac au sujet d'une "remise de fonds" en 1986 ainsi que Michel Roussin, directeur de cabinet de Jacques Chirac. Michel Roussin a également obtenu un non-lieu. En avril 2001, Chirac est convoqué comme témoin par Éric Halphen, juge d'instruction de Créteil dans le Val-de-Marne. Jacques Chirac a tout simplement refusé de se présenter à la convocation. En octobre 2001, la Cour de cassation a confirmé l'immunité totale de Jacques Chirac durant ses mandats. Le juge Éric Halphen est dessaisi du dossier. Il est remplacé par le juge Armand Riberolles. Éric Halphen a laissé tomber la magistrature en 2002.

Ce n'est guère mieux du côté du
Parti Socialiste avec l'affaire URBA ayant mis en cause Henri Emmanuelli.


Mardi 24 janvier 2006 - Chirac veut abolir la peine de mort

Jacques Chirac veut engager une révision de la Constitution afin de pouvoir y inscrire l'abolition de la peine de mort.

1) La peine de mort a été abolie le 9 octobre 1981 par François Mitterrand. Il n'est nul besoin de changer une fois de plus la Constitution, la peine de mort est réellement abolie. 2) Chirac a signé il y a peu le "2e Protocole facultatif du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques" qui vise à abolir la peine de mort. Mais la ratification de ce traité exige une révision de la Constitution. Il était inutile de signer cet acte facultatif, François Mitterrand avait déjà ratifié le premier protocole en 1984, et celui-ci était et est toujours en vigueur. Si Chirac songe à abolir la peine de mort déjà abolie avec un pacte (bis) facultatif en signant un pacte facultatif sur un pacte officiel signé en 1984, il va entrer dans l'Histoire à la rubrique des personnages les plus stupides de l'humanité. Le 29 mai 2005, Chirac aurait dû démissionner. Chirac veut réformer la Constitution ? Qu'il le fasse par référendum, c'est prévu par la Constitution:

Titre premier - Article 2: La devise de la République est " Liberté, Égalité, Fraternité". Son principe est: gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Article 3: La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

Titre XVI - LA RÉVISION - Article 89
L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.

Samedi 25 mars 2006

Hier, à Bruxelles, notre cher président a encore donné une belle image de la France. Jacques Chirac a quitté la réunion des 25 au siège de l'UE parce qu'Ernest-Antoine Seillière, le patron des patrons européens et ancien président du MEDEF, a fait son discours en Anglais (la langue des affaires, on n'y peut rien). Jacques Chirac s'est levé et a quitté la réunion avec Thierry Breton, le ministre de l'Économie et Finances et Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires Étrangères à la surprise générale des représentants des autres pays. Imaginez un président de la république piquant sa petite crise de colère devant ses homologues européens parce qu'un intervenant ne s'exprime pas en Français. Ne riez pas, ce président, c'est le nôtre.

Lundi 15 mai 2006

Le 2 septembre 2005, Jacques Chirac était admis à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce pour un accident au cerveau. Il en est sorti le 9 septembre. Le 14 mai 2006, Jacques Chirac a fait la révision des huit mois. Dans le jargon politico-médical, on avoue un "accident vasculaire cérébral"... Il y a douze ans, on fustigeait François Mitterrand et son cancer de la prostate. Mitterrand s'est alors justifié sur un plateau de télévision: «je vous assure que le cerveau, lui, est intact !» Les choses ont évolué, le secret médical aussi. Jacques Chirac avait pourtant promis la transparence totale et des bulletins de santé clairs et fréquents. C'était le temps des promesses, aucune n'a été tenue. Nous apprenons juste que le président a subi «des examens médicaux de contrôle» à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce ce 14 mai. Le service de santé des armées a simplement fait un communiqué digne des médecins de Leonid Brejnev (mort officiellement le 10 novembre 1982 en URSS): «Circulez, y'a rien à voir.» Jacques Chirac est né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy-Saint-Hilaire (Paris 5e), il a donc fêté ses 73 ans en novembre 2005.

Jeudi 14 septembre 2006

Si Jacques Chirac n'est plus président en 2007, il redevient un simple citoyen et risque d'être confronté à la justice dans certaines affaires en particulier lorsqu'il était maire de Paris de 1977 à 1995. Le Conseil des Ministres a trouvé la parade: il a nommé ce 13 septembre Laurent Le Mesle, un ex-conseiller de Jacques Chirac, procureur général de Paris. Laurent Le Mesle, 55 ans, fut conseiller à l'Élysée de 2002 à 2005 et directeur de cabinet du ministre de la Justice (Pascal Clément) jusqu'à sa nomination au poste de procureur général ce mercredi. Après mai 2007, Laurent Le Mesle aura donc en charge les dossiers brûlants où Jacques Chirac pourrait être mis en cause. Le procureur général de Paris est l'élément majeur concernant les dossiers politico-financiers. Pour l'UMS (Union Syndicale de la Magistrature), la nomination de Laurent Le Mesle est une manoeuvre destinée à protéger Chirac après mai 2007.

Laurent Le Mesle remplace Yves Bot, nommé avocat général à la Cour de justice des Communautés Européennes à Luxembourg. Il prendra ses fonctions en octobre. Le 10 octobre 2001, la Cour de cassation avait confirmé l'immunité du chef de l'État en permettant toutefois de rouvrir certains dossiers si Jacques Chirac n'était plus président. Une parade a alors été tentée par le Sénat: Offrir à Jacques Chirac une "immunité sénatoriale" en le nommant sénateur à vie. Cette réforme de la Constitution n'a pas encore été "votée"... Jacques Chirac a été mis en cause dans les emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris. L'enquête du juge Patrick Desmure a abouti à la condamnation d'Alain Juppé (ex-Premier ministre de Chirac et ex-président de l'UMP) à 18 mois de prison et à 10 ans d'inéligibilité par le tribunal de Nanterre. Alain Juppé a fait appel et sa peine d'inéligibilité a été ramenée à un an. Alain Juppé s'est exilé au Québec (Canada) et revient en force à Bordeaux. En avril 1999, le procureur de la République de Nanterre, Yves Bot, avait rendu une ordonnance à l'encontre de Jacques Chirac faisant porter sur lui de fortes présomptions sur sa participation. Le juge Desmure s'est déclaré "incompétent" pour instruire le dossier «sous la contrainte de l'immunité du président de la République». Au printemps 2007, le juge d'instruction en charge du dossier pourrait mettre en examen le citoyen Chirac. Le 11 septembre 2007, le procès des faux électeurs du IIIème arrondissement de Paris doit établir les responsabilités d'élus du RPR et de l'UDF et de Jacques Dominati, un proche de Jacques Chirac.

L'affaire des marchés publics d'Île-de-France a débuté en 1997. Le 1er décembre 2000, Michel Roussin, ex-ministre RPR et ex-directeur du cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris, fut incarcéré. Michel Roussin a été condamné le 26 octobre 2005 à quatre ans de prison avec sursis, à 50 000 € d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques. L'affaire porte également sur les voyages payés en espèces (336 210 €) par Jacques Chirac. Ne riez pas SVP, c'est le nouveau procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, l'ex-conseiller juridique de Jacques Chirac, qui s'occupera du procès en appel de Michel Roussin (du 17 octobre au 22 novembre 2007).

Le Canard Enchaîné avait révélé l'affaire de la fondation Sasakawa (Nippon Foundation) au Japon. Un document des services secrets (DGSE) de 2002 précisait que Jacques Chirac possédait un compte à la Sowa Bank (Japon) crédité de 300 millions de francs (45 millions €). Le document a été saisi par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) a été perquisitionnée ainsi que le domicile du général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement (ce qui nous renvoie à l'affaire Clearstream). Jacques Chirac a limogé plusieurs responsables de la DGSE. Au début de 2006, Nicolas Sarkozy a fusionné la Division Antiterroriste de la Police Judiciaire, la DST et les Renseignements Généraux (les RG) en les regroupant à Levallois-Perret. En avril 2006, Pascal Mailhos, le directeur central des RG (Renseignements Généraux), a été limogé par le ministre de l'Intérieur et l'a fait remplacer par Joël Bouchité, un policier proche de Nicolas Sarkozy. En mai 2006, Nicolas Sarkozy a nommé un de ses proches, Frédéric Péchenard, à la PJ. Sarkozy case les siens au cas où il serait élu. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy doit conserver ses postes de ministre de l'Intérieur et de président de l'UMP. Nicolas Sarkozy veut-il couler Chirac et le paquebot France ? Après avoir déclaré «Le veto [de la France] à l'ONU contre la guerre en Irak était inutile», le ministre de l'Intérieur était en tournée quatre jours aux États-Unis où il a rencontré le Président George W. Bush. Sarko a affirmé sa «rupture avec la politique étrangère de Jacques Chirac» en mettant en garde George Bush contre «la France arrogante». Une déclaration de guerre contre le tandem de Villepin-Chirac ?

Mardi 21 novembre 2006

Le nucléaire est comme on vous le dit absolument sans risque. Même si un attentat, un séisme ou un accident se produisait, le désastre serait très limité, l'expérience de Tchernobyl a démontré l'efficacité de la Ligne Maginot, le nuage s'est arrêté à la frontière. Jacques Chirac a donc offert à la jeune génération un enterrement écologique: ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), un réacteur expérimental à fusion thermonucléaire. L'accord a été signé à l'Élysée à Paris entre l'Union européenne et six pays: La Chine, les États-Unis, l'Inde, la Corée du Sud, le Japon et la Russie. Il s'agit de fabriquer de l'énergie nucléaire expérimentale propre. La centrale sera installée à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône. ITER coûtera plus de plus de 10 milliards d'euros. La construction du réacteur ITER débutera en 2008. Comme le chantier doit durer environ dix ans, cela laisse le temps de faire en vitesse des enfants.

Pour Jacques Chirac, l'homme de la mise à mort du TNP (Traité de Non Prolifération nucléaire) à Mururoa (1995), «C'est une aventure tout à fait exceptionnelle... C'est la main tendue aux générations futures, au nom de la solidarité et de la responsabilité...» Étrange vision de la solidarité en offrant une mort propre à tout le monde. On aurait pu s'orienter vers les énergies naturelles (qui existent). ITER est plus fascinant. La fusion thermonucléaire contrôlée vise à remplacer la plus grosse bombe atomique de notre système stellaire, le Soleil. Lorsqu'une étoile explose dans l'Univers, on peut juste l'observer de loin. Avec ITER, nous saurons ce qui se passe au coeur même de l'explosion. Pour le président de l'UE (élu au suffrage unilatéral, c'est à dire nommé), José Manuel Barroso, cette signature est «un très grand événement...» Ce sera sans doute le dernier d'une humanité ayant mis de côté toutes les inventions peu onéreuses au profit d'inventions créant des fortunes colossales et pouvant tuer de façon plus massive.


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